Planiol, ouvrage cité, p
partage. Mais pourquoi? Un système qui ne voit d’autres sujets que les individus est impuissant à l'expliquer, et M. Planiolne l’essaie même pas. »
Si M. Planiol ne l’a pas essayé, c’est que, vraisemblablement, il ne voyait pas l'utilité de justifier une affirmation qu'il jugeait évidente par elle-même. Ne dit-il pas, en effet, à la page 636 de son Traité de droit civil (1) : « La propriété collective supprime l’autonomie des parts individuelles. A vrai dire même, ces parts n'existent pas : il y a usage commun de la chose ou affectation complète à l'utilité générale. » M. Planiol définit ainsi les caractères de la propriété collective par lesquels elle se ditférencie nettement de la propriété indivise et qui font comprendre qu'elle ne comporte pas le partage.
Pourquoi, si l’on ne voit pas d’autres sujets que les individus, est-il impossible d'expliquer ce résultat? Unindividu ne peut-il pas être titulaire de droits différents ? Ne peut-il pas être propriétaire, exercer des droits de servitude ? Et de même, par conséquent, exercer un droit que lui donne sa qualité de propriétaire collectif? Tout le monde reconnait que l’homme peut être propriétaire de deux manières . individuellement et indivisément. Quelle raison alors
à ce qu'il ne puisse pas l’être d’une troisième ma-