Brinz. Pandekten, 3° édit. t. I, p
sonne morale appartiennent en réalité collectivement aux individus qui composent l’être moral. C’est notre système.
Mais M. Brinz, tout en repoussant l’idée de la fiction, arrive à une conclusion toute différente de la nôtre : pour lui, ces biens n'appartiennent à personne (1). D’après l’auteur, les Romains ne séparaient | pas les personnes en deux classes : personnes morales et personnes physiques ; en fait de personnes, ils ne connaissaient que les hommes. Pour trouver chez eux l’analogie de nos personnes juridiques actuelles, c’est à leur division des choses qu’il faut se reporter. Nous y voyons que certaines masses de biens sont res nullius, n’appartiennent à personne et reçoivent cependant une réglementation juridique. En présence de cet état de fait, dit M. Brinz, on s’est efforcé, à l’époque moderne, de trouver une explication. De là, le système des personnes morales qui sont propriétaires de ces masses de biens sans maître et que les uns considèrent comme des personnes fictives, Les autres comme des personnes réelles.
Tout cela est inutile et ne sert qu’à embrouiller la situation.Un bien n’appartient pas nécessairement
à quelqu'un ; il peut appartenir à quelque chose. C’est