‹ De la Nature du Domaine PublicChapitre 41 sur 52 · O. Gierke. Genossenschaftstheorie, p · texte numérisé non relu

O. Gierke. Genossenschaftstheorie, p

Mais, d’autres auteurs, partisans de la réalité de la personne morale, ont essayé de démontrer qu’elle avait une volonté. Voyons ce qui a été dit sur ce point.

io MM. Worms et Vovicow, entre autres, ont exposé la théorie organique des sociétés (1).

Pour eux, ce qui constitue la personne morale, c’est un ensemble d'individus réunis en groupe comme le sont les cellules dans un être vivant. De même alors que, dans l'organisme humain, il se produit des volitions, de même dans l’organisme formé par la juxtaposition des individus représentant chacun une cellule, il s’élabore une volonté qui devient celle de la personne morale. Cette volonté est le produit de la lutte des cellules entre elles; la balance penche du côté des plus fortes.

M. Vovicow s'exprime ainsi : (Notre être étant très complexe, plusieurs volitions se forment à la fois. Elles se livrent des combats acharnés dans nos centres nerveux. Celle qui l'emporte est celle qui a emporté le plus de partisans. À un certain moment quelques cellules font pencher la balance. De même, dans nos assemblées législatives, quelques députés

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