‹ De la Nature du Domaine PublicChapitre 43 sur 52 · Voir Boistel. Philosophie du droit, t. IX, n · texte numérisé non relu

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trer qu’il y a, dans les organismes sociaux, une volonté propre au même sens que dans l’organisme humain... Or, pour établir cette assimilation, il faut aller jusqu’à un déterminisme absolu, dont la conséquence, si on voulait l’admettre, serait précisément d'enlever à la volonté humaine tout ce qui pourrait en faire le fondement du droit. » (1)

Que reste-t-il après cela de la théorie organique des sociétés ? Il nous semble qu'il n’y a rien à ajouter pour permettre de repousser la réalité de la personne morale basée sur une volonté dont l’existence n’est pas encore démontrée.

20 Mais il existe une autre théorie à ce sujet : c’est la Willenstheorie, ou théorie de la volonté.

M. Zitelmann (2) défend cette théorie. D’après lui, il suffit que des individus s'unissent pour devenir un être différent des éléments qui le composent ; de même, dit-il, qu'une maison faite de bois, de briques et de pierres est autre chose que l’assemblage de tous ces matériaux.

Or, quand les hommes s'unissent ainsi, ce qui est uni, ce sont leurs volontés. La réunion de ces volon-

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