‹ De la Nature du Domaine PublicChapitre 47 sur 52 · L'esprit du droit romain, traduction Meulenære, t. IV · texte numérisé non relu

L'esprit du droit romain, traduction Meulenære, t. IV

ne sont possibles que là où ils atteignent leur destination, c’est-à-dire là où ils peuvent être utiles à leur ayant droit. Un droit qui ne peut jamais atteindre ce but dans la personne de layant droit, est une chimère inconciliable avec l’idée fondamentale du principe du droit. Pareille anomalie ne peut exister qu’en apparence: Ce sujet apparent du droit cache le véritable. Dès que l’on perd de vue cette idée fondamentale du droit, que l’homme seul est le destinataire des droits, l’on ne s’arrête plus dans la voie de la personnification. On commence, dans les servitudes prédiales, par élever des fonds au rang de personnes, et l’on finit par décerner les mêmes honneurs aux titres au porteur. Non! les véritables sujets du droit, ce ne sont point les personnes juridiques, comme telles, ce sont leurs membres isolés ; celles-là ne sont autre chose que la forme spéciale dans laquelle ceux-ci manifestent leurs rapports juridiques avec le monde extérieur » (1).

Ces déclarations catégoriques de M. Ihering nous dispensent de tout commentaire. Elles assignent à La personnalité morale le rôle exact qu’elle doit jouer et montrent ce qu'il y a de contraire aux faits à dire que la personne morale est réellement une

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