L'AME ET LE CORPS
susceptible de s'éleudre, que ses bornes sont dans les choses qui l'eaTironneat plus qu'eu elle-même; — qu'elle est relatif et contingente, mais lelaliTe surtout au milieu qui la circonscrit; qu'un milieu supérieur, un élément plus favorable l'élèverait à un niveau supérieur, de même qu'uu élément inférieur l'abaisserait à une limite plus basse en* core. L'observation nous montre enfin, dans la loi du progrès, que si les âmes sont Ixirnées par leuis alentours e limitées par leur organisation, elles possèdent en elles l'esprit même qui ne connaît pas de bornes,
Est^e assez pour croire à l'immortalité? non, mais c'est assez pour ne pas nier que le progrès, lorsqu'il s'est emparé d'une âme, puisse l'arracher à la mort; à moins que le progrès ne>8oit un mensonge : «c Dans l'extinction d'un être pensant et moral, dit Gbanning, qui a conquis la vérité et la vertu, il y aurait donc unedestruction absolue... Ce serait une ruine comme ou n'en voit pas dans la nature, la ruine de ce qui est iuûnimentplus prédeuz que l'univers. » -—Ce serait la ruine de l'Univers moral, qui s'écroulerait avec la justice dans la conscience humaine.
DIEU DANS LA f ROPL^ME UN^V£Kâ£L — RfSL^TiON DU YUil ET DE L'INFINI
« Tont est lié dans cbacnn à<^$ mondes , poislUtt : l'ofthren, ind qs'il pais»* être,
Vliomme est impliqué dans l'univers; il est donc indispensable, si Ton veut counaitre le problème hun^ain, qu'on sache en quoi consiste le problème ixnîyersel.
« Les paiHes du luoutie ont toutes un tel rajipoiL o\ un tel eacliaîaemenl l'une avec l'autre, que je crois impossiljlo de connaître Tune sans Tautre, et sans le tout. » Ainsi s'énonce Pascal, et il ajoute : « Donc toutes choses étant causées et causaulcs, aidées et aulaiites, médialemciiL et immédiatement, et toutes s'eiitretcnant par uu lieu natiu*el et sensible qui lie les plus éloignées et les plus différentes, jo tiens impossible de connaître les parties sans connaître le tout, non plus que de coiiiiaUie le tout sans cuiuiailre en détail les pai tics. »
Le caractère du fini est d'être divisible, celui de l'infini ost l'indivisibilité; ce qui est divisible est multiple, ce qui est indivisible est nécci^saiiemcnt un : l'univers étant à la