LE BIEN ET LE MAL — LA MORALE ET LA CONSCIENCE
O Dieu, ta me sauveras si ta veux; si tu wn« tu me peidns t oato J« ttendnl Um^
|ntir< (Ifi'it ni.in timon.
(S£2iiQii£» piTOlM d'u maria à Maptone.)
Fait ce gw dois, advienne que pourra.
(SagetaednMlioiis.)
Il n'y a pour l'homme 4|8'n Tiff nal.
henr, qui v^l Ae se trouver en fidle, tt d'avoir quelque cbo>e i reprocher.
L'homme ne peut croire que le mal Tienne de Dieu. Et cependant le mal existe. D*oft Tient-il ? Si nous rattribuons
à la nature, il faut dire que Dieu est eu lullc avec elle, ou du moins qu'elle limite sa puissance, en même temps qu'elle sert à k montrer; si nous ne l'attribuons pas à la nature, il faut le placer en Dieu, qui derient alors Fauteur du mal.
Ce problème do la morale, auquel se sont vaitieaieul attaqués les plus iugéuieux et les plus vigonn>u\ » v^pi ils, est eucore, 80U8 un aspect nouTeau, celui du fini et de Tiniini, de la matière et de res{)rit — le problème insoluble. Ne nous attardons pas à vouloir le péiit'tivr, ritiiirhissous-le. Faites votre devoir, vous conuaitrez Dieu; clierchez la raison et cherchez la justice, tous saurez de Dieu tout ce qu'il importa à l'homme d'en saToir : qu'il n'est pas dans rin^justice et dans la déraison. Gela sutiiLpour vivre selon la loi morale, qui est la loi divine.
Nous sentons que Dieu n'est pas daas le mai. Le mal dam la création est le désordre, Dieu dans la nature et dans
rhomme est ce qui lutlc contre le désordre; Dieu est donc sans affinité avec le mal, il est i opposé du mal. CHie vérité est enveloppée dans tous les mythes, on la voit briller à travers les voiles de tous les dogmes; en toute religion, en toute philosophie, en toute langue humaine, il y a des noms pour distinguer le mal et le bien, et le bien suprême, la suprême vérité, Tidéal du bien, se confond partout avec la pensée de Dieu.
«r Le mal ne peut créer, dit Joseph de Maistre, puisque sa force est purement néj,-ative : le mal est le schisme de l'être, il n'est pas vrai. »
C'est par la justice et par la raison que Thumanité, cette « création continuée ' » se conserve et se déveiop] ip ; c'est par l'injustice et la déraison qu'elle tend à se dissoudre dans le chaos : quand la justice quitte sa conscience, quand la raison abandonne son esprit, quand le désir du progrès et de • la perfection s'éteint dans son cceur, l'homme cesse de ré* pondre à l'appel divin; Dieu et lui se séparent, il se perd dans U> désordre ou s'aHaisse dans l'inertie, il suit les voiea qui mènent à la destnictioa.
Il n*y a de divin en noos que la raison , la jusHoe et lè proparce que ce sont les seules choses qui soutiennent l'humanité, la conservent et l'augmentent : les seules qui unissent les hommes entre enx, et qui les élèvent. Ce qui unit les hommes est juste, ce qui les éclaire est vrai, ce
* Descarlat,