LK BIBN 8T LE MAL
nature de commencer par s'ignorer, et cette ignorance ne
va se dissipaut qu'à l'école de la douleur.
• L'Iiomni»' est un api r^ titi ; la (loiilour t.'.si >uii iiidilre; Et nul ne be couuail laut qu ii n'a pas aouirt-rl *
La vortu est le courage du bien, et pour accomplir le Lien il est besoin de le oonuaitre ; c'est quand l'hoaune veut le bien qu'il connaît, que l*hoxnme est intelligent et moralement libre. Ge sont alors des fautes, ce ne sont plus seulemeul des erreurs qu'il expie : il ne s'égare plus, il yeuL s'égarer, il accepte d'avance le châtiment de la loi qu'il enfreint; c'est luûoiôme qui se condamne, etlui-mâme qui se punit.
Les qualités sont dons de nature, la vertu est un iï lùi de la volonté et de liuUiliigence. Qui serait né vertueux, ne le serait pas ; Tange ne peut l'être, «'est une bête divine qui &talement acoomplil des actes conformes à son bonheur et à la justice. La rapidité du cerf n'est pas une vertu, elle est une qualité ; le cerf est bâti pour la vitesse, il ne lui est yan plus diihcile de courir qu'à l'oiseau de voler, an poisson de nager. Par l'eiercioe, la volonté et la pensée nous créons des agents qui nous donnent plus de vitesse qu'au cerf, et qui nous permettent de franchir les monts, les fleuves et les mers; l'homme s'élève déjà dans les airs, un jour il s'y dirigera : les auziUaiies qu'il lyoute à ses organes, il a du mérite à les avoir imaginés. Une qualité est un don, le mérite une (|ualité cultivée et développée par l'effort, et qui renferme de la volonté. Cependant le mérite, s'il diffère des qualités que vous donne la simple naissauce, n'est pas encore la vertu; les qualités relèvent de
• Alfred de IIumI.
mO DE LA NATURE liUMAliNE
l'oràre natuiel, le mérite de l'ordre intellectael et du caractère, ia vertu seule est de l'ordre moral : elle est la victoire du bien sur le mai, ia volonté asseme aux règles de la justice. Il y a toujours du mérite dans la vertu, parce que toute vertu suppose un efièrt de la volonté ; il n'y a pas toujours delà vertu dans le mérite.
D'un cœur loyal, cherchons ce qui est Lieu afin de Tacconiplir. 11 u'y a pas de mystère pour Thomme qui veut le bien sincèreoMnt, il a le mot de sa destinée. Espérer peu de la vie et des choses est la sagesse ; beaucoup espérer de soi est le principe de la vertu. Au fond de la vertu, réside l'horreur du meuson^e. Qui se trompe sincèrement se trompe vertueusement. « On doit exiger de moi ' que je cherche la vérité, mais non que je la trouve. Un sophisme ne peut-il pas m'aflecter plus \ivemeut qu'une preuve solide ? Je suis uécessilc de couseutir au faux que je prends pour le vrai, et de rejeter le vrai que je prends pour le faux; mais qu'aije & craindre, si c'est innocemment que je me trompe?... Damna* un homme pour de mauvais raisonnements, c'est oubUer qu'il est un sot pour le traiter comme un méchant. » Dieu ue nous demande pas plus, il ne nous demande pas moins que d'agir selon notre consdenoe ; qui s'absout, il na peut le condamner, il ne peut absoudre qui se condamne. La lui murale n'exi^j'c de nous que la loyauté, et chacun est juge de ia sieime. Ou trompe queiqueioi^ les autres, ou ne se trompe jamais soi-même.
Une grande vaillance morale est nécessaire pour mettre d'accord ses paroles avec ses pensées, ses actes avec ses pai*oles. De la pensée aux lèvres, quelle distance, et (jnelle place pour le meuaonge sous toutes l'ormes i mais quelle di^
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