‹ De la nature humaineChapitre 50 sur 58 · M ' OB LA MATURE HUJIAIMK · texte numérisé non relu

M ' OB LA MATURE HUJIAIMK

défauts d'une ])ei'3Dnne aiméjs deviennent aimables et nous

domiiieiU à l'égal de ses qualités. Que sait-oii de 1 anioiir? qu'il est l'amouc. U uall ou iie naît pas, on réprouve ou on ne l'éprouve pas : ToiU tout. Raisonner sur lui, ou raisonner aveclui, peine perdue; il a sa loi et ^logique, lesquelles ne sont ni la loi ni la lo«;i([ne do la raison.

Le goCtt, le simple peucbaiit ne diûèreut de Tamour qu en intensité; il y a de l'amour, s'il n*y a pas Tamour, en toute sympa tbie.

Quand nous éprouvons <le riinlij]"érenc<» à l'égard de (juelqu'un, o'est qu'il n'existe pas pour nous : il n'existe pour nous que les personnes qui nous émeuvent. Antipathie, sympathie, indifférence : Tbomme ne connaît que oee trois étals. Les anlipathics, les sympatliies et les indill'érences de chacun disent son être. Dans la sympathie il se sent attiré, repoussé dans l'antipathie, immobile dans Tindifiérenoe. Il se sent avec les choses et les personnes qui lui inspirent de la sympathie, contre celles (jiiiJui luuL éprouver de Tantipathie ; étranger à celles qui le laissent sans émotion. La sympathie est un courant de l'&me qui la dirige vers la chose ou l'être qui nous Tinspire; Tantipathie est un re* Ilux dn ('(l'ui qui nons en éloiirne. La sympathie nous augmente, l'antipathie nous diminue d'autrui; on estn^urellementexpapsif avec les gens qui vous plaisent, on s'arme de silence et de déâance malgré soi avec ceux qui ne vous plaisent pas. Tel e-st le code du seuliment. Nul u'est maître de ses antipathies , de ses sympathies et de ses indifférences. Mais toutes nos impressions ne se classent pas ainsi à Tun ou l'autre pôle de ta vie du cœur. Il y a des impressions mélangées, qui même sont les plus nombreuses. Par certains c6tés, une personne ou une chose peuvent nous attirer, nous repousser par d'autres, en nous

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