‹ De la nature humaineChapitre 6 sur 58 · L'AHB ET LB CORPS · texte numérisé non relu

L'AHB ET LB CORPS

point que l'unité \ivante est empêchée de s'y manil" ?:er plus louglempa : mort extérieure, réaction du corps sur l'àme. La mort vieutde l'âme, lorsque c'est la vertu de cohésion et do progrès attachée au corps vivant, c*est-à*dire la vie même, qiii s'éj)iiise en se consumant dans ses propres manifestations, et devenue incapable de retenir plus longtemps le faisceau des éléments corporels, les abandonne à la décomposition. La naissance, le développement, la vie et la 11101 1 (('inoijjiu'iit t't;alement de la présence dans l'organisme d'une vertu de progrès et de coordination : énergie créatrice, inhérente au corps tant que le corps reste vivant. Nous appelons cette énergie Tâme, ou la vie. L*âme est Tiinité du corps, comme Dieu est l'unité de Tunivers. Le problème de l'àme et celui de Dieu ne sout qu'un seul problème : mystère de l'unité présente dans la divereité.

L'âme est douée d'une puissance de corporisation. Si une telle puissance n'existait dans la nature, il n'y aurait point de corps. Nous ne connaissons pas ce qui nous anime; connaissons-nous Tinstinct, oonnai88ons>nou8 la vie, connais» sons-noiis le tond de rien?

Le caslor, l'alieille, l'oiseau sont architectes en vertu d'un instinct. Mais Tinstinct du castor, de l'abeille, de l'oiseau, c*est le castor lui-môme, c'est l'abeille, c'est l'oiseau : avant de créer |)areux, leur instinct les a créés. Qu'est-ce qu'une main'/ la ti^^ure visible d'un instinct. Tout organe n'est quç cela. Supprimes l'instinct qu'il sert, il n*a plus de

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lens : l'organe est toujours l-expre^sioii corporelle d'un instinct. Un organe de plus, c'est un instinct de plus ; un

organe de moins, c'est uii insliuct do moins. L'insLincI est la voix de l'organe , l'organe l'interprète de i'iuslinct; antres organes, autres instincts. La corrélation de llnsUnct et de l'organe n'est jamais en défaut : les serres du fau* con. le bec do Taij^le correspondent à leur nature de bôte de proie, les dents du i-equiu diseut sa voracité, les grilles du tigre son humour sanguinaire, tandis que l'inoCTensive brebis se présente sans défense et sans moyeas d*altaque. Les or,!:anes et les instincts se rellèleut mulncllenient, le corps se reproduit daus i'âme, l'âme se répète dans le corps : les instincts sont le corps invisible, le corps visible est l'ensemble des organes, la vie intérieure traduite au dehors. Les organes viennent-ils des insLmcLs, uu les instincts des organes? ils coeiusteut daus l'organisme et fout i'étre vivant. Pour connaître leur rapport, il faudrait ne pas ignorer le principe d'origine des espèces, et celui des individus dans chat^ue es]jà:ei or nous l'ignorons ^loloudémont.

Il n'y a que le corps animé qui soit vivant, chacun le reconnaît; chacun reconnaît donc que la vie et l'âme sont une

uiême chose.

Sans unité qui relie les parties du corps sous une figure et suivant la loi d'un type déteimine, il n'y a plus que des matériaux, il n'y a plus de corps : l'architecte et le plan

sont absents. Eu ce sens, Tâme eai vraiment créati'ico du corps.

Plotin voulait non pas que le corps contint Tàme, mais au contraire que l'âme contint le corps. Paracelse, Van

Helmont, Stahl, toute l'école des animistes pense que l'Ame forme le corps, que chaque âme lorme le i>ieu, et qu'elle le

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