ART EE
1° Le rhumatlisme chronique déformant ;
> Le rhumatisme chronique d’origine rhumatsmale :
3° Le rhumalisme goutteux ou arthritique.
Le rhumatisme du premier groupe est d'origine trophonévrotique, mais là ne s'arrête pas son étiologie. « C’est très probablement dans le cryptogame qui engendre les moisissures des murailles qu'est l'agent pathogène de la maladie ; et le rhumatisme chronique progressif, qui nous était apparu comme une trophonévrose, se montre à nous comme une {rophonévrose de nature infectieuse.C’est dans ce sens, croyons nous, que devra s'exercer dorénavant la sagacité des expérimentlateurs et des chiniciens. »
Ne pourra-t-on pas un Jour ranger aussi dans ce groupeles arthropathies de Bourdillon,d'autant plus que Besnier dit dans son récent article du Trailé (hérapeutique de Robin: «L'observation poursuivie au cours de longues années de psoriasiques suivis jusqu'au terme de leur existence, en nous permettant d'étudier attentivement le développement des formes graves, irritables, malignes, de relever les coïncidences et Les alternances morbides, de voir évoluer les myalgies, les névralgies, les arthropathies, conduit inévitablement à considérer comme cerlains les rapports du psoriasis avec un état pathologique du système nerveux. Depuis l'avènement de l'époque bactérienne, cet état pathologique ne peut plus être considéré comme essentiel, il semble devoir êlre relié aux névrotoximies. »
La doctrine nerveuse perd aussi son plus ferme appui.
Critique de la doctrire de la prédisposition cutanée.
La théorie de la prédisposition cutanée, telle que l'entendent ses parüisans, est une doctrine purement métlaphysique.
Pour nous, la prédisposition de la peau a un rôle inconteslable dans la genèse du psoriasis, mais elle n’est pas la cause directe de celui-e1. Elle consiste en un état parüculier de la peau favorisant la greffe de l'agent pathogène du psoriasis. En quoi consiste cet élat parüculier? Nous ne pouvons le savoir encore, car nous ignorons à l'heure actuelle ce qu'est la nutrition de la peau. Mais 1l ne faut pas perdre de vue que la nutrition de l'organisme de la peau est en rapport avec la nutrition de l'organisme tout entier. Si nous empruntons, en la modifiant un peu, une comparaison à Charrin, nous dirons: « Les médecins qui rechercheraient les troubles de nutrition de la peau seulement dans la peau elle même, ressembleraient à ces botamistes qui, voyant un chêne malade dans son écorce, rechercheraient uniquement l'affection de l'écorce, sans se préoccuper de
l'arbre lui-même, »