‹ De la nature parasitaire du psoriasisChapitre 12 sur 19 · EXPOSÉ DE LA THÉORIE PARASITAIRE · texte numérisé non relu

EXPOSÉ DE LA THÉORIE PARASITAIRE

En 1863, Werraerm annonce que'le germe subtil producteur du psoriasis vient de tomber entre ses mains (AQUARONE). Il avait trouvé dans les urines des psoriasiques rendues depuis quelques joursun grand nombre de champignons appartenant à l'espèce Penicillium qlaucum. Persuadé que cesmucédinéesnepouvaientprovenir que de l'organisme de ses malades, WErTHEIM, afin de prouver que le penicillium est bien l'agent spécifique du psoriasis, injecta, dans la veine crurale de plusieurs chiens, une émulsion filtrée de penicillium. Il observa, dit-1l, des plaques en tout semblables à celles du psoriasis, plaques qu'il attribua à l’obstruction des capillaires de la peau par les germes injectés. L’athmosphère, d’après l’auteur allemand, serait rempli d'organismes qui n'attendent que le moment de se développer sur un terrain convenable,

En 1878, Poor dit avoir retrouvé dans l’urine des psoriasiques le Penicillium qlaucum.

Lane, dans un premier travail qui date de 1878, était déjà enclin à considérer les squames psoriasiques comme l’œuvre d’un champignon. Il avait eu l’idée de

(dre

rapprocher le psoriasis des maladies cutanées produites par différents dermatomyces : le pilyriasis versicolor le favus, l'herpes tonsurans. Croyant donner une base certaine à son opinion, il décrivit, en 1880, dans les efflorescences du psoriasis, un champignon auquel 1l donna le nom d’Epidermophyton, et qu'il considéra comme spécifique de la maladie.

Quand on examine au microscope, après les avoir traitées par une-solution alcaline à 5 pour 100 des écailles brillantes provenant autant que possible d’une éruplion récente de psoriasis, on observe des spores sous forme de petits corpuscules ronds ou ovales, 6 à 8 z de diamètre, reconnaissables à ce fait qu'elles présentent un double contour, que leur contenu protoplasmique incolore brille avec éclat et ne paraît granuleux qu'à un très fort grossissement. Certains de ces corpuscules présentent des excroissances — qui parfois paraissent s’en détacher.— On voit aussi des filaments d’un diamètre de 6 à 8 s, d'une longueur de 9 à 274 et plus.

Ekzuxpde Stockholm,en 1883 ,décèle un parasite qu'il appellele Lopocolla repens (eos, écaille ; xx, colle)et il en donne une description détaillée : «Ce sont les parois des capillaires qui représentent le point de départ de la dermatomycose si fidèlement décrite par Lac. On voit très exactement que les filaments de champignons lisses et transparents (dont le diamètre, qui est partout le même chez un même individu, varie entre 5 et 8 » et au delà), se comportent principalement de trois manières : ou bien ils se montrent isolés dans les quatre différentes couches du réseau de Mal-

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