‹ De la nature parasitaire du psoriasisChapitre 9 sur 19 · D NE · texte numérisé non relu

D NE

qui peut souvent se lransmeltre et quelquefois s'ac quérir après nne affection, comme une maladie infecüeuse qui apporte une modification profonde de la peau.

F. Hegra el O. Simon semblent avoir eu la même conception, quand ils comparent l'hérédité du psoriasis à l'hérédité de la peau noire chez la race noire, à l'hérédité des nævi.

Hegra ne voit dans la transmission héréditaire du psoriasis qu'une application de la loi, en vertu de laquelle les enfants nègres, lors même qu'ils sont nés sous des climats lempérés, ont la peau noire comme leurs parents: en vertu de laquelle aussi des individus ayant les cheveux blonds ou rouges procréent des enfants qui ont les mêmes particularités.

Kaposi, qui n'admet pas l'influence de l’état const tutionnel, dit aussi qu'il ne s'agit pas d’une hérédité proprement dite de la maladie, mais seulement d’une hérédité de la nature de la peau. Le psoriasis serait l'expression d'une disposition individuelle des téguments et non de l’état général de l'individu.

Pour Kügxer, les traumatismes détermineraient l’éruplion psoriasique, en vertu d'une prédisposilion cutanée héréditaire, pouvant rester latente de nom breuses années et quelquefois acquise.

Wüzzporrr, Tin soutiennent une théorie analogue à celle de KÜBNERr.

Auspirz a considéré le psoriasis comme une anomalie de croissance, se révélant principalement sous la forme d'une anomalie de processus de kéralinisalion de l’épiderme.

PR ce

Enfin, dit CorriN: « Quelques dermatologistes se basant sur l'embryogénie, qui montre que le système nerveux n'est qu'un ectoderme différencié et que la peau peut être considérée schématiquement comme une sorte d'expansion de l’appareil sensitif, ont voulu faire de cette maladie une malformation cutanée. La peau et le système nerveux se développent tous deux aux dépens du feuillet externe de l'embryon. Or, si lon examine avec soin les personnes atteintes de psoriasis, on découvre chez elle une tare nerveuse quelconque. Et de là les partisans de cette théorie concluent à un trouble dans le développement de l’ectoderme et consécutivement, de tout ce qui en dérive. »

Page 1