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cueillie aseptiquement. Elle ést injectée aussitôt par M. L. Dor, Chef du Laboratoire de M. Poncet, sous la peau de l'abdomen d’un cobaye.
Le 18 juillet, cet animal est sacrifié, et M. Dor trouve quatre tubercules très nets dans Île foie. Suites opératoires simples. Le malade quitte Phôpital le 10 juillet 1902, guéri de son hydrocèle et le genou immobilisé dans un bandage inamovible.
Cette observation serait tout à fait probante, si on avait laissé les lésions tuberculeuses évoluer chez l'animal en expérience. Les quatre tubercules dans le foie sont évidemment une présomption importante en faveur de la tuberculose. Néanmoins, il peut rester un doute, car le processus de la tuberculose expérimentale chez le cobaye ne se présente généralement pas sous cet aspect.
II. — OBSERVATIONS DE TUFFIER ET ANDRÉ JOUSSET Observation 1. — Le nommé P. G..., Breton,
exerçant la profession de terrassier, entre à l'hôpital Beaujon le 14 janvier 1903, salle Malgaigne, n° 8, pour une hernie inguinale gauche et une hydrocèle du même côté. Père mort à soixante-six ans, asthmatique. Mère morte à soixante-dix sept ans. Il a deux enfants bien portants, l’un de quatre ans, l'autre de six mois. Aucun antécédent génital.
Le malade n’a jamais uriné de sang. Il se lève la nuit une fois pour uriner, mais très rarement; ses urines sont normales.
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On trouve une hydrocèle vaginale classique, du volume d’une grosse orange, transparente, sans altération épdidymaire appréciable.
Elle est surmontée d’une hernie inguinale funiculaire entéro-épiploïque réductible.
Le début remonte au mois d'août 1902, son évolution a été progressive.
Le testicule droit est tout à fait normal ainsi que le cordon des deux côtés. Au toucher rectal, on constate une prostate normale sans aucun noyau d’induration; les vésicules séminales sont saines. L'exploration des reins ne révèle rien. À l’auscultation rien. Le malade présente un état général parfait.
Le 11 janvier cocaïnisation lombaire, retournement de la vaginale. Le testicule et l'épididyme paraissent parfaitement sains, et sans la moindre nodosité au voisinage de la tête. Cure radicale de la hernie inguinale.
Au moment où l’on ouvre la vaginale, M. André Jousset recueille le liquide. citrin contenu dans la séreuse; ce liquide est typique de l'hydrocèle simple.
Observation II. — Le nommé B. F..., âgé de cinquante-six ans, mécanicien, entre à l'hôpital Beaujon le 21 janvier 1903, pour une hydrocèle du côté droit, salle Malgaigne, n° r.
Père et mère morts, l’un à soixante-dix-sept ans, l’autre à soixante-quatorze ans. Frères et sœurs bien portants, leurs enfants sont en parfaite santé.
On relève dans les antécédents du malade une urétrite blennoragique qu'il prit en 1870, étant soldat. Durée un mois environ. Jamais d'orchite. Le
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malade n’a jamais uriné de sang. Il se lève une ou deux fois la nuit pour uriner.
Ses urines sont normales, l’état général est parfait.
Le scrotum du côté droit a commencé à augmenter de volume il y a dix-huit mois sans cause appréciable, sans traumatisme et sans douleurs; l’évolution a été progressive. Le malade entre à l'hôpital parce qu'il est gêné par le volume de la tumeur. Celle-ci présente actuellement le volume d’un. STOS citron; elle est dure, fluctuante, transparente, indolore; le testicule est en bas et en arrière; l’épididyme ne paraît pas volumineux. Le testicule gauche est normal. Le cordon des deux côtés est sain. Le toucher rectal montre une prostate de volume habituel à cet Âge; mais on n’y trouve aucun noyau d’'induration. Les vésicules séminales sont saines. L’exploration des reins ne révèle rien. À l’auscultation, rien.
Le 22 janvier, M. Jousset ponctionne la vaginale, après avoir préalablement cautérisé au thermocautère la peau au point même où la ponction devait être faite. Cette précaution était utile pour éviter une cause d'erreur bien peu probable : la présence à ce niveau de bacilles du segma préputial, bacilles qui sont semblables à ceux de la tuberculose. Extraction de 5o grammes de liquide citrin. Le lendemain je fais, sous cocaïnisation locale, le retournement de la vaginale. Au moment où j'ouvre la vaginale, M. André Jousset recueille les quelques grammes de liquide qui restaient dans la séreuse, et les inocule à un cobaye. Au cours de l'opération, je
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constate une légère vascularisation de l’épididyme, mais aucune altération testiculaire ou épididymaire.
Examen des deux hydrocèles. — M. André Jousset. — Les liquides ont été inoscopés, c’est-àdire examinés après coagulation artificielle provoquée par l'addition de fibrinogène.
Cette manœuvre était indispensable puisque les liquides d’hydrocèle ne coagulent généralementpas ou peu (c'était ici le cas). Le caillot a été ensuite redissous suivant la technique que j'ai indiquée (« Semaine Médicale », janvier 1903). Pour le malade de l'observation I, l'examen a porté sur 100 gr. de liquide, j'y ai trouvé de rares bacilles.
Pour le malade de l'observation II, l'examen pratiqué sur 40 grammes de liquide y a montré de très nombreux bacilles tuberculeux.