‹ De La Nature Tuberculeuse: De Certaines Hydrocèles Dites EssentiellesChapitre 8 sur 18 · SE · texte numérisé non relu

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hydrocèle, tout comme la leucoplasie linguale ou buccale permettra de dépister la syphilis.

Poncet,.lle premier, attribua la production de ces épanchements au bacille tuberculeux. Chez un malade atteint d'ostéoarthrite du genou, il vit apparaître une hydrocèle, il en tira la conclusion suivante : cette hydrocèle devait être également tuberculeuse. Ayant inoculé le liquide à un cobaye, il sacrifia cet animal un mois après, et il trouva dans le foie quatre tubercules très nets. Le résultat de cette inoculation n’est pas tout à fait concluant, il est rare en effet que le cobaye fasse après injection d’une matière tuberculeuse quelconque des localisations isolées dans le foie. C’est bien plutôt à une pseudo-tuberculose qu'il faut pensr, lorsqu'on se trouve en face d’un cas semblable.

L'année suivante, en 1902, Tuffier et André Jousset, ayant décelé des bacilles de Koch dans les liquides d'hydrocèles, cherchèrent à tuberculiser des cobayes avec ces liquides. Les résultats furent négatifs. La communication qu'ils firent, à ce sujet, à la Société de Chirurgie, souleva de vives critiques. Bezançon leur reprocha notamment l'absence du contrôle par l’inoculation. Pour lui un résultat positif suivant cette inoculation est toujours nécessaire, afin d'éviter les erreurs provenant de bacilles acidorésistants non pathogènes.

Peu de temps après, à la société médicale des, hôpitaux, Widal, Ravaut et Lemierre présentent dix cas d’inoculation négative faite à des cobayes avec du liquide d’hydrocèle. Le professeur Widal, repous-

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sant toute idée d’infetion tuberculeuse, commentant cette communication concluait ainsi :

« L'histoire anatomo-pathologique des pleuré-

sies, dites à tort essentielles, est instructive à cet égard. Les examens de Relsch, Vaïllard et Landouzy, Widal et Lesourd ont permis de déceler des lésions tuberculleuses dans la néo-membrane, alors qu'aucun tubercule n'était apparent à l'œil nu. Dans les opérations pour hydrocèle les examens de la vaginale n'ont jamais décelé de tubercule. Nous ne concevons guère l'inflammation chronique tuberculeuse sans production de néo-membranes. Aussi le Professeur Widal, concluait-il, que pour toutes ces raisons expérimentales, cytologiques «et anatomiques, on devait considérer l’hydrocèle vulgaire comme n'étant pas tuberculeuse. »

Pour lle Professeur Claude des inoculations expérimentales ‘peuvent amener la mort de l’animal avec des lésions simulant la tuberculose, alors qu’on ne trouve pas de bacilles.

Enfin, en 1910, Pierre Delbet et Pierre Cartier, en suivant la technique préconisée par André Jousset, à la suite d’un examen direct leur montrant des bacilles tuberculeux dans un liquide d’hydrocèle essentielle typique, injectent ce liquide à un cobaye. L'autopsie montre des lésions tuberculeuses du foie, de la rate et au premier, chef des lésions ganglionnaires voisines du point d’inoculation.

Ces recherches ayant été poursuivies depuis lors, dans le service de M. le Professeur Delbet, sur 59 hy-

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ainé . mort du cobaye

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