‹ De la Nécessité du Certificat Médical PrénuptialChapitre 23 sur 26 · LA ER · texte numérisé non relu

LA ER

donne sa préférence au Hecht, tel autre enfin préfère la floculation dont la plus généralement faite est celle de Vernes. Tout cela, ce sont des discussions de laboratoire, et seul le temps, les statistiques aäonneront le pas à telle ou telle méthode. Du reste, le ministère et la Commission de prophylaxie se sont refusés Jusqu'ici à rendre obligatoire la pratique de telle ou telle méthode

En ce qui concerne la tuberculose, jai dit plus haut, que sous peine de pécher par excès, on ne devait empêcher le mariage des tuberculeux que s'ils sont dangereux, c’est-à-dire en période évolutive. C’est dire que, dans la pratique, point ne sera besom de recourir à la radiographie qui du reste dans les lésions légères peut être sujette à des erreurs d'interprétation même chez les spécialistes. Il faudra ausculter soigneusement le candidat au mariage et si l’oreille, la percussion décèlent des lésions manifestes, on devra faire un examen bactériologique des crachats et si ceux-ci révèlent du bacille de Koch, il faudra interdire le mariage.

b) OBJECTIONS

- Il ne faut pas nous illusionner, cette proposition de loi va se heurter à des préjugés innombrables, préjugés qui se condensent en un mot, mot qui a toujours heurté de front le progrès, J’ai nommé la tradition. Que va-t-on nous objecter ? Tâchons d’y répondre par avance.

Et tout d’abord léternel problème sans cesse posé et Jamais complètement résolu

La liberté ; La contrainte.

Le Français est né imdividualiste, il songe rarement à la collectivité, à moins que la nécessité des circonstances ou de la vie ne l’y oblige. Ce serait donc se leurrer; ce serait mal connaître ses compatriotes que: de croire que cette proposition de loi ne va pas éveiller certaines colères, et que le Français « né malin » ne va pas essayer de tourner la loi en ridicule.

Mais lPexpérience a montré que le Français qui est par essence intelligent se soumet et s'adapte très vite à ce qui est Juste et raisonnable. Que Pon n’mvoque pas la liberté ! Car ce mot pris dans son sens absolu n'existe pas. A-t-on le droit, est-on libre d’assassiner quelqu’un ? N'est-ce pas un lâche assassinat que celui de prendre une Jeune fille pleine de vie et de santé et de la tuer lentement après l’avoir déshonorée. Qu’on n’aille pas plaider l’inconscience pour des individus dont le cynisme n’a d’égal que la mauvaise foi, qui ne reculent pas pour ue les apparences à se substituer un camarade complaisant pour satisfaire certaines familles soucieuses de la santé de leur fille, Dans aucun cas, on n’a le droit de faire le mal... Et lorsqu'un individu a perdu le sens moral à ce point, la loi doit le punir. Peut-on avec une insouciance vraiment bestiale et stupéfiante nuire à la nation, imposant, par son désir purement animal assouvi, au pays, des avortons inutiles à nourrir et à soigner ? Est-ce que raisonnablement on peut imvoquer D hberté pour ces ignobles bandits ?

Il nest pas dans notre esprit d'empêcher les attractions de la chair, Rabelais ne nous a-t-1l pas enseigné que la paillardise n’est pas un crime. Mais ce qui est un crime, et J'insiste, c’est de se savoir malade, dangereux, et de se marier. Si encore la maladie était incurable. Mais ces lâches, pour éviter ce qu'ils appellent un scandale, se marient, rejetant avec dédain la guérison qui est certaine.’

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