PRONOSTIC
Nous n’aurons à présenter ici qu’un très court résumé de ce que nous savons déjà. Les renseignements statistiques que ; nous avons présentés au commencement de ce travail, et 1 (‘tilde des terminaisons, nous fournissent tous les éléments du pronostic.
La nécrose causée parle phosphore est une affection grave,
I à tous les points de vue. Elle ne recule jamais; sous peine de mort, tout os nécrosé doit être éliminé.
Ce travail éliminatoire est souvent mortel; quand il ne 1 est j pas, nous avons vu ce que valent les guérisons.
Près de la moitié des malades succombe au mal chimique.
Weiche compte 20 morts, 22 guérisons, h 6 malades perdus i de vue.
Geist indique 1 Zi morts, 14 guérisons, 17 malades perdus de vue.
Nos tableaux nous donnent 23 morts, 28 guérisons, 9 malades perdus de vue.
En outre, nous avons 8 malades indiqués comme étant encore en traitement, et 3 malades morts d’affections étrangères.
En ne tenant pas compte des malades perdus de vue , on a presque égalité de morts et de guérisons; en les mettant en compte, on a presque un mort sur deux malades. Ce chiffre est, à très peu de chose près, exact pour notre tableau.
Une maladie qui tue un malade sur deux, et même un malade sur trois, est une affection très grave.
Ce pronostic s’aggrave encore, si l’on tient compte de la nature des guérisons. Plus d’une fois sur deux, il en résulte des tares ineffaçables, et de profondes incapacités fonctionnelles.
Le pronostic n’est pas le même, suivant le siège de la nécrose. Quand les deux vnaxillaires sont frappés, il y a environ 1 mort sur 2; le maxillaire supérieur , 1 mort sur 3; le maxillaire inférieur, 1 mort sur 4.
Ces chiffres résultent de l’examen simultané de la statistique allemande et de la nôtre.
En ne tenant compte que de cette dernière, les deux premiers chiffres restent les mêmes, mais le troisième s’affaiblit : pour la mâchoire inférieure, on ne trouve plus que 1 mort sur 5.
Si on recherche le pronostic aux différentes périodes de la maladie, on remarque que le danger est presque nul dans la période d’invasion ou période d’acuité, qu’il atteint son maximum dans la période de mortification et qu’enfin les malades sont encore menacés après l’élimination du séquestre.