ÉTUDE CLINIQUE
Cliniquement, une pyonéphrose se traduit :
19 Pyurie abondante.
20 Tumeur rénale et douleurs provoquées à l'angle eosto-lombaire.
39 Phénomènes généraux et fonctionnels plus ou moins aceentués et variables suivant que la rétention septique est complète, incomplète, ou intermittente.
49 Pyurre. — Lorsqu'elle existe, c’est-à-dire, si la pyonéphrose est ouverte, la pyurie est caractérisée par son abondance. C’est du pus véritable, frane, qui se dépose au fond du bocal et le remplit à moitié.
Plus souvent, la pyonéphrose est intermittente. Les débacles purulents sont suivis d’une chute thermique et amélioration de l’état général, puis, une crise nouvelle de rétention survient et s’accompagne d’urines troubles ou parfois même claires. Cette rétention septique est suivie de recrudescence des phénomènes généraux et fonctionnels. Dans une pyonéphrose fermée, les urines sont souvent claires, ou légèrement troubles, mais le malade est en proie à une infectron septicémique, qui se traduit par des phénomènes généraux très graves qui menacent la vie.
20 TUuMEUR RÉNALE ET DOULEURS PROVOQUÉES AU NIVEAU DE L'ANGLE COSTO-LOMBAIRE. — Palpation bi-manuelle qui doit être pratiquée avec douceur pour vaincre la contracture de défense, permet de sentir un gros rein quelquefois attei-
gnant le volume d’une masse énorme envahissant tout l’abdomen. Cette masse est généralement bosselée, de consistance élastique, où même fluctuante, donnant le contact lombaire et le ballottement. Elle est généralement mobile, lorsque la périnéphrite est peu aecentuée. L'étude de cette mobilité, par la palpation, et les manœuvres de ballottement, est d’une importance capitale, car, elle permet le diagnostic de périnéphrite, car, en général, la réaction de l'atmosphère * péri-rénale existe toujours. Parfois, par la simple inspection, on peut aflirmer une périnéphrite quand elle est suppurée. Psoïtis ou l’existence de l’œdème localisé est nettement visible dans certains cas. Le plus souvent, c’est la palpation simple et le palper bi-manuel, qui permet de reconnaître la périnéphrite ; si le rein est perçu par la palpation, estimmobile aux mouvements respiratoires, et ne se laisse pas mobiliser par le ballottement lombaire, l’existence d’une périnéphrite est certaine. La palpation de la région rénale révèle une douleur parfois très accentuée, le malade se dérobant à la main qui Pexamine. À ce niveau, on peut constater même une véritable contracture, qui est loin d’être constante, mais possède une valeur diagnostique de premier ordre.
30 PHÉNOMÈNES GÉNÉRAUX ET FONCTIONNELS. — Jièvre, elle est essentiellement variable.
Dans une pyonéphrose fermée, la température présente de grandes oscillations, 3706, le matin, 390 à 400 le soir. À l’occasion de l’ascension thermique, il est fréquent de noter des frissons, et des sueurs profuses ; parfois la fièvre est élevée à plateau.
Dans une pyonéphrose ouverte, quand l’écoulement du pus se fait facilement, elle ne dépasse guère 3705, 3805. Mais les crises de rétention surviennent et le malade marche à pas rapide vers la cachexie infectieuse.
Dans une pyonéphrose intermittente, la te de la température suit les débâcles purulents, une élévation brusque accompagne les crises de rétention.
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Tous-les autres signes généraux découlent uniquement du degré de la rétention. La face est pâle, les traits sont tirés, le nez pincé, l’amaigrissement souvent très rapide, il existe de la céphalée, de la courbature, un état de malaise, avec asthénie profonde. Les troubles gastro-intestinaux sont très accentués : anorexie, état saburral des voies digestives, nausées, vomissements, constipation, traduisent l’intoxica-
tion générale de l’organisme.
Signes fonctionnels. — Douleurs spontanées au niveau d'une fosse lombaire.
Ce signe est d’une grande valeur, mais, loin d’être constant. La douleur spontanée se présente à des degrés différents, depuis la simple gêne, une douleur sourde unilatérale, jusqu'aux douleurs continues qui subissent des exacerbations variables suivant le degré de rétention. Très souvent localisée à une fosse lombaire, elle ne présente que très rarement des irradiations thoraciques ou des douleurs du type de la névralgie phrénique. Parfois, de siège anormal, elle peut simuler une cholécystite, une appendicite, notamment rétro-cæcale. Mais il faut savoir que la douleur spontanée peut être très légère, parfois absente, et tout en conservant se valeur, car elle fait penser à palper la fosse lombaire, elle
a pas l’importance de la fréquence des douleurs provoquées. -
Évolution.
Quelle que soit la forme clinique, une pyonéphrose évolue iatalement vers la destruction complète du rein et la mort de individu. Le malade est emporté par infection du tissu périnéphrétique, des organes voisins, d’une rupture spontanée dans le péritoine, l'intestin, la plèvre, à moins que la généralisation de l'infection l'emporte avant.
Une opération précoce sera d’autant plus salutaire que
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l'infection n’aura pas eu le temps de déterminer des lésions irréparables du rein opposé. Sur le choix de l’opération, il importe de discuter, c’est précisément le but que nous nous sommes proposés dans ce travail.
Diagnostie différentiel.
Il sera posé différemment suivant que les urines sont claires ou troubles.