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par la séparation et étude comparée des urines des précisions autrement grandes que l’examen des urines globales.
Par analyse clinique comparative de l’urine des deux reins séparés, nous avons toujours la notion du côté malade. Le rein dont la concentration uréique et en chlorures est inférieure indique le rein malade. Cette règle est absolue et ne “laisse jamais le moindre doute. Mais dans la détermination de la valeur fonctionnelle du côté sain, sile cathétérisme de l’ure- tère n’a pas une certitude absolue, néanmoins, il donne dans une certaine mesure une précision de grande importance et, en l’associant avec la Constante d’Ambard, l’azotémie, l'épreuve de la P.S. P., nous avons à notre disposition des données qui permettent à coup sûr de juger la situation.
Notre Maître M. le Professeur Marion (1) arrive aux conclusions suivantes :
a) Lorsqu'un rein sain ne paraît pas capable d’assurer à lui seul existence, le débit uréique n’étant pas suflisant, si la quantité d’urée dans le sang est normale, si la Constante et l'élimination de P. $S. P. sont bonnes, on pourra conclure qu’il y a simplement inhibition du rein sain.
b) Un rein malade peut avoir un bon débit uréique et paraître autoriser l’ablation de l’autre rein plus malade, mais un bon débit uréique peut résulter d’une azotémie trop forte, d’un surfonctionnement passager, préliminaire d’une déficience complète et définitive d’un rein malade.
Le dosage d’urée sanguine, la recherche de la Constante de l'élimination de P.S. P. remettront les choses au point, et démontreront que le rein qui doit être laissé n’est pas capable de suffire à sa tâche.
Pour nous résumer, nous voyons que toutes les explorations fonctionnelles de la valeur du rein opposé pris séparément n’ont pas une certitude absolue, et ne peuvent pas être acceptés sans discussion. Elles donnent des renseignements
(1) Marion. — Traité d'Urologie.
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qui sont d’un appoint précieux, mais demandent toujours d’être combinées et contrôlées les unes avec les autres, et, au besoin, corrigées par les renseignements de la clinique, pour pouvoir servir comme arbitre dans nos décisions thérapeutiques.
Si le choix entre l’exérèse radicale et la néphrostomie est relativement facile dans les cas simples, malheureusement en pratique, des diflicultés nouvelles surgissent. Les méthodes endoscopiques qui gardent encore leur valeur prépondérante, dans nos décisions thérapeutiques, sont souvent impraticables, et dans ces cas, constituent une contre-indication majeure de la néphrectomie d’emblée et expliquent les prétérences des chirurgiens de tourner la difficulté en pratiquant une néphrostomie.
Nous croyons qu’en l’absence de tous renseignements sur le rein opposé, la néphrostomie est la seule intervention praticable, mais 1l existe actuellement des méthodes d’exploration nouvelle qui tendent à remédier, dans une certaine mesure, à cet inconvénient considérable de l'exploration endoscopique.
Nous allons énumérer brièvement les causes les plus fréquentes d’impossibilité de cathétérisme et ensuite les moyens qui ont été proposés au fur et à mesure pour tourner cette difficulté.
Causes d’impossibilité de cathétérisme urétéral :
Lé cathétérisme de l’uretère nécessite une cystoscopie qui est parfois irréalisable pour les raisons suivantes :
a) urèthre trop étroit
chez l'enfant, pour cause de l’étroitesse du méat, et faible diamètre de l’urètre.
Chez l'adulte, le rétrécissement même peu serré peut empêcher Li thoduaten du cystoscope, même unilatéral. L’intervention chirurgicale est souvent indiquée d'urgence et ne permet pas de perdre un temps précieux, pour pratiquer la dilatation .
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b) Intolérance vésicale.
Pour permettre un examen correct, la capacité vésicale doit être au minimum de 50 à 60 em°. Or, dans bien des cas, la vessie, pleine de pus, atteinte d’une cystite intense, offre une capacité au-dessous de ces limites.
c) Cystoscopie possible, orifices urétéraux invisibles.
d) Orifices urétéraux visibles, mais impossible de cathétériser.
S1 dans les autres affections rénales, et tout particulièrement dans la tuberculose, on peut essayer, sans grand espoir d’ailleurs, de modifier les lésions par un traitement approprié, pour obtenir une meilleure visibilité, dans les pyonéphroses, l'indication opératoire peut être urgente, Le, malade étant dans un état alarmant, la moindre temporisation peut devemr fatale. |
L’appréciation de la valeur fonctionnelle de chaque rein dans le cas de cathétérisme urétéral impossible est une question d'intérêt pratique capital. Elle préoccupe depuis longtemps les chirurgiens.
De nombreux procédés ont été proposés.
a) Procédé dont le but est de recueillir l’urine de chaque rein.
19) Chromo-cystoscope de Casper.
20) Cystoscopie à vision directe.
30) Cathétérisme urétéral à vessie ouverte.
40) Exclusions rénales.
Tous ces procédés sont presques complètement abandonnés actuellement et peuvent être considérés comme entrés dans l’histoire.
b) Lombotomie exploratrice.
- Si dans certains cas 1l peut être indispensable d’explorer
par l’incision lombaire un rein, cette exploration, dit notre Maître M. le Professeur Marion, ne permet nullement d’aflirmer que le rein sain ne présente aucune lésion, dans les pyonéphroses ces interventions, vu l’état général du malade, risquent de rendre l'opération sur l’autre rein fatale.
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La Lombotomie exploratrice du côté supposé san en presence d’une pyonéphrose est dangereuse et inutile, De plus, . VA : 52 5, a à : #2,
ellé a perdu beaucoup de son intérêt depuis l'avènement de
l'Urographie intra-veineuse.
Urographie intra-veineuse.
C’est une des dernières acquisitions de l’urologie. Découverte par Lichtenberg (de Berlin) et Swick (de New-York) en 1929, elle s’est répandue avec une rapidité prodigieuse et a suscité de nombreuses publications de toutes parts. Les communications faites au Congrès Français d’Urologie en 1930 et tout dernièrement au 5€ Congrès de la Société internationale d’Urologie en 1933 à Londres, nous donnent une idée de l'intérêt que l’Urologie française et étrangère témoignent à ce sujet.
Elle consiste en une injection intraveineuse d’une substance opaque (urosélectan-ténébryl) aux rayons X susceptible de s’éliminer surtout par le rein sans causer de troubles fonctionnels généraux de la santé.
Il a été reconnu que l’urosélectan ou ténébryl a lavantage de suppléer, dans une certaine! mesure, aux explorations endoscopiques, et d'obtenir des résultats satisfaisants avec minimum de frais et qu’il mérite le nom de méthode nondouloureuse et qui peut être considérée comme ambulatoire, sans accidents, sans pathologie.
Cette méthode nouvelle présente des avantages essentiels suivants
10) Elle peut être exécutée alors que les méthodes endoscopiques sont impraticables (Lichtenberg, Observations VIT, XMI, XVIL XXX et XXXITI).
29) Elle dispense d’une exploration cystoscopique dans tous les cas, quand le malade atteint d’une eystite intense refuse catégoriquement toute tentative d'exploration instrumentale.