‹ De la Néphrectomie Primitive dans la Cure Chirurgicale des Grosses PyonéphrosesChapitre 58 sur 69 · PAL · texte numérisé non relu

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médian il est formé d’un tissu cicatriciel dur, une incision faite à ce niveau montre une cavité contenant du pus jaune verdâtre, dense et crémeux. Au pôle supérieur, on constate un kyste contenant un liquide trouble. En outre, dans la région médiane du rein, on découvre de petits abcès. Suites opératoires normales. Guérison.

OBSERVATION No XXXV (Evesouzs, In (Chirurgie des Nephrites» de Pousson) (obs. XXI)

(résumée) Pyonéphriie et Pyonéphrose

Femme 39 ans, — Antécédents : 4 grossesses. La dernière est . accompagnée de néphrite et dégénérescence, grossesse du cœur. À la fin de la 2e semaine, après l’accouchement, les symptômes d’infection légère se développèrent, une tumeur sensible à la pression apparue sur le côté droit de l’utérus.

L’infection s’aggravant, et la tumeur augmentant de volume,

l’auteur porta le diagnostic de fibrome utérin et pratiqua une hystérectomie totale. Malgré un choc profond et une pneumonie déclarée après l'opération, la malade guérit. Li

Début et évolution de l'affection : deux semaines après la guérison de la pneumonie se déclara une infection aiguë du rein droit, caractérisée par une tuméfaction douloureuse de l’organe, avec pyurie, albuminurie, cylhindrurie, fièvre très élevée. L’indication à la néphrectomue fut alors discutée une première fois, mais repoussée en raison de l’état lamentable de la malade. Pendant plus de trois mois, la malade jouit d’une certaine rémission, mais présente trois crises graves d'infection du rein droit. La dernière mettant ses jours en

danger, on décida de se hasarder à pratiquer la néphrectomie droite;

pour lui donner la seule, mais minime chance de vie.

Néphrectomie le 9 juillet 1901. Après étherisation, le rein droit semé d'innombrables abcès et le bassinet rempli de pus furent extirpés.

Suites opératoires : la malade supporta beaucoup mieux qu’on pouvait sy attendre l’opération, qui, très rapide, ne dura que 20 minutes. L'amélioration fut considérable au point que la malade gagna 13 livres en quelques semaines, mais il persista du pus dans

l'urine, de l’albumine, des cylindres, et bientôt survinrent la pâleur

des téguments, la bouflissure de la face, l'ædème des extrémités inférieures, qui firent penser à un mal de Bright. A la prière du mari de la malade, et de la malade elle-même, Edebohls crut devoir intervenir sur le rein gauche. Décapsulation du rein gauche, le 10 novembre 1901. La capsule du rein gauche est excisée sous anesthésie par la protoxyde d’azote. Suites immédiates. Réunion par la première intention. La quantité des urines fut pendant les deux prémiers jours, de 76 onces avec un poids spécifique de 1010. Suites éloignées : 1 mois après la malade était très bien.

Cette observation qui date de 1901 nous paraît très démonstrative malgré son ancienneté, nous avons cru devoir la citer ici pour confirmer les résultats heureux de la néphrectomie et de la décapsulation de l’autre rein chez une malade dont l’état était considéré comme désespéré.

OBSERVATION N° XXXVI BENTLEY SQUIER, in ( Pyonéphrites » de Ch. Morz). Obs. XIIT (résumée) Pyonéphrose-Pyonéphrite

Un homme de 53 ans est examiné la première fois par l’auteur le | 15 octobre 1910. Deux jours auparavant, il avait eu un violentfrisson avec ascension thermique à 400 5. Il présentait des phénomênes de cystite et durant deux jours la fièvre persistait accompagnée de nausées. C’est à ce moment que l’auteur l’examine.

Le malade accuse une douleur dans la région lombaire gauche, la température est de 399 8, le pouls rapide est faible, les urines purulentes décèlent de nombreux colibacilles. |

Antécédents : passé urinaire chargé. Depuis un accident de voiture 11 ÿ a 20 ans environ qui avait porté sur le flanc gauche du malade, qui fut gravement atteint, il ne s’est jamais rétabli complètement, La fosse lombaire gauche devenait douloureuse à la moindre fatigue. Quelques années plus tard, à la suite d’une typhoïde et un sondage, une cystite se déclara avec des urines troubles, pollakiurie, mictions douloureuses. Il fut traité de longues années

par un spécialiste pour une prostatite. À intervalles variables, le malade présentait des troubles semblables à ceux qui l’amènent à consulter. Actuellement notamment, les urines sont troubles. Entre les crises, elles étaient claires. L'auteur relate qu'après quelques

jours de température, une amélioration survint, mais subitement, un frisson apparut, une fièvre à 390 8 se déclancha. Les urines res-

taient claires. La fièvre baissa ensuite et les urines devinrent troubles, Dans l’espace de 6 semaines, le malade eut 6 crises semblables, mais d'intensité variable. Tout le temps il refusa les explorations endoscopiques. Le 9 décembre, on lui fit une radiographie qui montra un rein gauche volumineux avec une tache opaque au-dessus de son pôle supérieur. Le rein droit semble normal. Néphrectomie fut décidée. Rein gauche fortement adhérent par son pôle inférieur fut enlevé sans incident.

Pièce : poids et volume supérieur à la normale. La surface est: régulière, surtout à son bord externe. Au pôle supérieur il existe une dépression recouverte d’une membrane, au-dessous, une cavité qui communique avec le bassinet qui est dilaté. Le reste du rein montre à l'examen microscopique des abcès miliaires de formation récente et des zones d’inflammation de date plus ancienne. À l’examen bactériologique, on met en évidence de nombreux staphylocoques et des bacilles gramme positifs. La convalescence fut entrecoupée par des accidents de cystite. L’urétroscopie postérieure montra une prostatite qui ne cédant point au traitement médical nécessite une prostatectomie. Le malade fut revu 10 mois après l'opération en parfait état.

Cette observation est intéressante car elle montre la parenté étroite qui lie la pyonéphrose avec la pyonéphrite et les difficultés qui surgissent pour diagnostiquer ces lésions avant l’intervention. Quoi qu’il en soit, la néphrectomie seule a pu débarrasser le malade de son infection qui datait depuis plusieurs années. Cette intervention fut supportée d’une façon excellente et permettait même une prostatectomie qui fut suivie d’une guérison complète et qu’on peut considérer

comme définitive.

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