ONE ATEN
19 Pyurie très abondante, remplissant à moitié le bocal d’urine ; |
20 Tumeur rénale et douleurs spontanées provoquées à l’angle costo-lombaire ;
20 Phénomènes généraux et fonctionnels variables suivant que la rétention septique est complète, incomplète ou intermittente. :
Une pyonéphrose coexiste souvent avec une pyonéphrite et d’autre part une pyonéphrite surtout à colibacilles s’accompagne d’alternations et la rétention dans les voies excrétrices donnant une pyurie abondante.
Seuls le cathétérisme uretéral et la sonde à demeure peuvent trancher le diagnostic : en évacuant une grande quantité de pus correspondant à une détente des signes généraux et fonctionnels (pyonéphrose).
S1 maloré cette évacuation, les phénomènes généraux ne s’amendent pas au moins temporairement, il faut soupconner une pyonéphrite surajoutée.
VI. — Quelle doit être la conduite thérapeutique moderne en présence d’une grosse pyonéphrose ?
D'une facon générale, il est très délicat de poser des règles fixes à ce sujet, car souvent il s’agit de cas d’espèces et d’appréciation personnelle du chirurgien.
Il est classique en urologie, avant tout acte opératoire, de tenter de drainer la rétention septique par les voies naturelles.
Le cathétérisme urétéral et la sonde à demeure pourront drainer la rétention septique, créatrice de la fièvre et d’inhrbition rénale, car, souvent lorsqu'il s'agit d’une petite pyonéphrose, soustraire l'organe à cette rélention est de lui rendre
‘une partie de sa valeur fonctionnelle.
D'autre part, le cathétérisme urétéral, garde encore sa valeur diagnostique et thérapeutique capitale même en présence d’une grosse rétention septique avec destruction com-
plète de la substance rénale, car cette évacuation simple permet à l’urologue d'améliorer sensiblement l'état général de ses malades et de pouvoir pratiquer une intervention radicale, si toutefois elle est indiquée, pour ainsi dire « à froid » (Chevassu) dans les meilleures conditions de résistance du suÿet.
Donc la néphrostomie, opération palliative, perd actuellement beaucoup de terrain, devant ses moyens plus simples, qui restent les méthodes thérapeutiques de choix en présence d’une pyonéphrose, et c’est seulement quand le drainage par les voies naturelles est impraticable, on ne donne pas les résultats thérapeutiques attendus, qu'on devra se résoudre à une intervention sanglante qui peut à elle seule ouérir définitivement le malade.