‹ De la Neurasthénie et de la Mélancolie: Considérées dans leurs rapports réciproquesChapitre 22 sur 33 · LÉ OR · texte numérisé non relu

LÉ OR

La malade a été soumise à un traitement calmant et fortifiant d’abord, puis à un traitement électrique.

L'amélioration est lente, mais cependant très appréciable. Elle souffre moins, elle est moins triste én temps habituel et les idées hypochondriaques apparaissent plus rarement et avec moins d'intensité. Les crises d'angoisse se répètent moins fréquemment. Les battements du cœur sont moins accélérés. Seule persiste avec la même intensité, la céphalée que la malade localise à la partie postéro-supérieure de la tête et le tic, auquel cette céphalée avait depuis longtemps donné

lieu. En somme la malade est en bonne voie de guérison.

Cette malade nous présente des symptômes néurasthéniqués ét mélancoliques. À la neurasthénie appartiennent ces symptômes d’épuisement nerveux: insomnie, fatigue au réveil, céphalée caractéristique, le tie qu'elle a fait naître, les crises obsédantes, la lutte qu'elles soulèvent et l'angoisse qu’ellés déterminent; à la mélancolie, l’état mental fait de tristesse et de dépréssion, la conscience de l’altération! de sa personnalité. ses inquiétudes au sujet de sés sentiments affectifs, et pourrait-on dire, une légère ébauche de délire d'auto-accusation: «elle se prit à s’accuser d’avoir mal soigné son enfant, de l'avoir privé de lait. d’être la' cause dé sa mort.» Nous croyons même que dans ce cas, C’ést l'élément mélancolique qui domine et que nous pouvons appeler cette malade une mélancolique neurasthénique. Ce qui nous fait adopter celte pourrait-on dire, une légère ébauche de délire d’auto-accusation, et la réaction de nature mélancolique qui suit ses crises obsédantes: « pour se soustraire à ces impulsions à s’élancer sur son mari, ses enfants, elle se sent poussée à se donner la mort. »

«Serrigny, dans les Annales Médicopsychologiques» de 1898, donne l'observation suivante, qui nous paraît encore représenter un de ces cas mixtes:

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