PRONOSTIC
Il résulte de l'ensemble de mes observations que la névropathie cérébro-cardiaque tend naturellement vers la guérison. L'excitation du système nerveux étant la cause productrice immédiate de tous les troubles décrits, il arrive nécessairement un moment où cette excitation s'apaise et disparaît peu à peu ; avec elles disparaissent aussi tous les symptômes, et le malade guérit.
C'est là ce que j'ai invariablement observé.
Quant aux malades que j'ai perdus de vue et ceux dont j'ai donné l'histoire avant leur complète gué—
risbn, je les ai vus s'améliorer proportionnellement au temps qu'ils sont restés en observation.
Le pronostic doit donc être considéré comme constamment favorable.
La plupart des malades avaient rencontré les interprétations les plus diverses, et autant de traitements que d'interprétations, ce qui les avait placés dans des conditions défavorables et ce qui explique la durée excessive des accidents chez quelques-uns d'entre eux. Mais je suis, quant à moi, arrivé à la certitude que l'intensité des symptômes peut être assez rapidement conjurée, que le malade peut toujours être conduit à un état tolérable dans le cours de la première année et à la guérison complète, dans un laps de temps variable il est vrai, mais qui ne doit guère excéder deux ans et jamais quatre. Dans la grande majorité des cas, la guérison s'obtient beaucoup plus rapidement; mais il est avant tout indispensable que le malade cesse de se trouver dans les conditions qui ont fait naître l'excitation; il est nécessaire, en outre, de diriger tous les moyens dont on peut disposer vers ce but unique : V apaisement. Il est toujours possible de l'atteindre par des règles hygiéniques, un régime rigoureux et une médication rationnelle. Si violents et si multiples que soient donc les symptômes du début, on parvien-
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dra invariablement à calmer et à éloigner les accès, à 'modifier l'état permanent et à abréger trèssénsîblement la durée de cette douloureuse affection.