‹ De la noblesse et des récompenses d'honneur chez les RomainsChapitre 105 sur 147 · A. Gell., /. c · texte numérisé non relu

A. Gell., /. c

métal , pour des actions d*éclat sur les champs de bataille ^ Un illustre exemple montre qu'on était accoutumé, dans les premières années du septième siècle, à ne point confondre, en fait de couronne , la valeur matérielle et la valeur morale. Calpurnius Pison, vainqueur des esclaves révoltés en Sicile , eut à distribuer les prix du courage. Son fils s'étant signalé entre tous dans plusieurs rencontres , il lui décçma titulairement une couronne d'or de trois livres pesant * , et il ajouta qu'un magistrat ne devant point disposer des deniers publics au profit de sa maison, il léguerait au jeune homme, par testament, l'équivalent de la somme; en sorte que celui-ci tiendrait de la république Vhonneur conféré par le général, et de son père la partie lucrative, par une munificence privée. Toutefois les plus belles couronnes demeurèrent toujours les plus simples. Une branche de chêne composa la couronne civique, celle qu'on recevait pour avoir sauvé la vie d'un compagnon d'armes dans une bataille. Il fallait, pour l'obtenir, en même temps qu'on avait conservé un citoyen à la patrie , avoir tué un ennemi et

1. Val. Max., III, 2, '24. Voyez aussi l'histoire du premier Torquatus. Liv., Vil, 10, et Tindex de Tite-Live au mot Co- Tonm aureœ.

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