‹ De la noblesse et des récompenses d'honneur chez les RomainsChapitre 113 sur 147 · Liv., VIÏ, il. Dionys., VI, 30, p · texte numérisé non relu

Liv., VIÏ, il. Dionys., VI, 30, p

devenu en quelque sorte une coutume *. Mais en ce cas la fête triomphale n'avait point Rome pour théâtre ; elle se passait sur le mont Albain, quelquefois avec un grand éclat ^

Il n'y eut jamais de loi ni même de règlement qui déterminât les conditions que les prétendants devaient remplir; mais la jurisprudence s'étabUt avec le temps , par le principe si puissant chez les Romains, more wajorum. Tels furent les articles principaux de cette jurisprudence :

1"* Nul pe pouvait triompher, quelques victoires qu'il eût remportées , s'il n'avait commandé en qualité de magistrat du peuple romain, dictateur, consul ou préteur ^ Le jeune Scipion, qui avait détruit quatre armées carthaginoises et reconquis toute la province d'Espagne, n'obtint pas cet honneur; il le demanda, mais sans espoir de l'obtenir, et seulement pour constater qu'il y avait droit par ses actions , s'il n'eût pas rencontré un obstacle légal : il n'avait commandé les légions qu'en vertu d'une commission extraordinaire , sine magistratu *, quoi-

1. Liv., XLII, 21, jam in morem vénérai. l\ raconte un fait de Tan 522.

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