Tite-Live expHque ainsi la chose, XXXVIII, 38 : « Ce fut
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que avec le titre de proconsul ^ La faveur ou la pjaissance introduisirent d'autres exemples dans la suite '.
S"" Il fallait avoir combattu sous ses propres auspices et dans sa province, non dans celle « d'un autre \ Cette condition était une suite de la première , et en même temps une très-bonne précaution de politique. Avec cette soif d'honneurs dont les Romains étaient dévorés, il y aurait eu péril, et pour la discipline et pour les affaires de l'État, à ne pas ôter aux lieutenants l'envie de se signaler hors du comi^ndement de leur général en chef, et aux généraux qui se trouvaient près les uns des autres , la tentation de passer dans la province de leurs collègues.
Il y eut un exemple bien remarquable de ce
une tentative sans espoir plutôt qu'une sollicitation sérieuse, parce qu*il était constant que personne auparavant n'avait triomphé pour une victoire remportée sans être magistrat. » Le maqistratuSf dans les provinces comme à Tarméé, réunissait la jurisdictio avec Vimperium. Cf. XXXI, 49. Val. Max., II, 8, 5. Quelquefois on transigeait, dans un cas pareil à celui de Scipion : au lieu du triomphe, la simple ovation. Liv., XXXI, 20, XXXIV, 10, XXXIX, 29.
i. Le titre de proconsul, de propréteur ne comportait alors qu'une suppléance de magistrature.
2. Pompée triompha, malgré Top position de Sylla alléguant la m()mo. fin de non-recevoir qui avait prévalu contre Scipion. PLUT.,Por??p., 14.
3. Liv., XXXIV, 10. Cf. X, 37, XXVllI, 9 ; XXXI, 48; Val. Max., II, 8, § 2. Dio, Fragm., édit. de Gixw, t. II, p. 304.
respect sévère de la tradition dans la seconde guerre punique. Le sénat s'accordait avec le peuple à reconnaître que Claudius Néron avait sauvé la patrie en courant d'un bout à l'autre de l'Italie pour se joindre à son collègue M. Livius et détruire avec lui l'armée de Magon , qui venait renforcer Annibal. On accorda le triomphe à tous les deux à la fois ; mais , comme la bataille s'était livrée dans la province de M. livius , et que les auspices avaient été les siens ce jour-là, il fut décidé qu'il aurait seul les honneurs du jçhar triomphal, suivi des soldats, et que Claudius Néron , celui que la voix publique proclamait le vainqueur, suivrait à cheval sans cortège militaire *.
3"* Celui qui avait perdu trop de soldats et qui n'avait pas tué au moins cinq mille ennemis , encourait un refus péremptoire ^ L'armée était ordinairement présente, et pouvait rendre témoignage au moment où le consul faisait sa déclaration devant le sénat , dans le temple de Bellone ^ On voulut aussi, pour assurer la sin-
i. Liv., xxvm, 9.