‹ De la noblesse et des récompenses d'honneur chez les RomainsChapitre 116 sur 147 · Confecta procinoa.Liv., XXM, 21 , XXXVIII, SO, XXXIX · texte numérisé non relu

Confecta procinoa.Liv., XXM, 21 , XXXVIII, SO, XXXIX

3. Val. Mat., /. c, § 4. Cf. Fbeiiisbem. Suppi. «n lAvium, LX, 24.

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laurier et ensuite d'or *, la robe et la tunique birodées de palmes et de laticlaves, qu'il empruntait à Jupiter Capitolin pour ce jour-là, le char sur lequel il traversait la ville , les lauriers et les dépouilles qui restaient éternellement attachés à la porte de sa maison ^

C'était là le grand triomphe. Le moindre s'appelait ovatio; le vainqueur entrait à pied, sans aucune suite de soldats , et couronné de simple myrte. On décernait l'ovation pour les succès obtenus, non dans une guerre importante, contre des ennemis dignes de Rome, mais sur des adversaires méprisables , esclaves ou pirates ^ ; pour des succès qui n'avaient coûté ni dé grands efforts , ni beaucoup de sang ^ Le

1. Gell., L c, Hœ antiquitus e îauru eranty-post fieri ex auro cœptœ. Cf. Liv., V, 23, X, 7, XXXVHI, 47. Dionys., VIU, 67, p. 1669. Plin., HisLy XXXUI, 4. Tertdll., de Cor. mil., V2. Pline dit que de vieux auteurs dignes de foi attestent que jadis, le jour de la cérémonie, on peignait de vermillon (mtnio) la statue de Jupiter et les triomphateurs eux-mêmes, et que Camille triompha enluminé ainsi. Bist, nat, XXXUI, 36.

2. Liv., X, 7, xxx, 15. Juv., Sot. X, 38, 65. Cladd., de laud. Stilic, III, 20. Il y eut encore un privilège pour les maisons triomphales : leur porte s'ouvrait en dehors sur la voie publique. Plin., Hist, XXXVI, 24. .

3. « Quum avt bella non rite indicta, neque cum justo hoste gesta sunt. » Gell., L c. Cf. Dionys., V, 47, p. 953.

4. Impuîverea,,.. incruentaque Victoria, Gell., ibid. La première ovation fut décernée, dans le troisième siècle de Rome, à Postumius Tiburtus. Plin., Hist,, XV, 38.

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feuillage de Vénus, dit Aulu-Gelle, con?eDaili ce facile avantage. Il arriva souvent que des raisons d'ordre hiérarchique, plutôt qu'une estimation des circonstances et des effets de la victoire, décidèrent le sénat à décréter cet amoindrissement d'honneur *.

On l'acceptait aussi par transaction entre la loi et l'équité, entre le droit personnel et la coutume générale, comme lorsque Marcellus, parla prise de. Syracuse et par sa brillante expédition de Sicile , mérita le triomphe, de l'aveu même de ses juges, qui ne pouvaient cependant le lui décerner, parce qu'il n'avait pas eu le temps de finir la guerre et de pacifier la province *.

A défaut et au-dessous du triomphe et de l'ovation , le sénat pouvait conférer le titre d'imperator.

On sait que le général vainqueur envoyait au sénat le récit officiel de sa victoire dans une lettre enveloppée de lauriers ^. L'assemblée

1. Liv., XXXI, 20, XXXIII, 27, XXXIX, 29. Dionys., IX, 7i, p. 1942.

2. Liv., XXVI, 21. La question se posa ainsi : « Lequel était le moins convenable.... de refuser le triomphe, ou de l'accorder à qui avait reçu Tordre de transmettre l'armée à son successeur, ce qui prouvait que la guerre durait encore dans la province, et que la conquête n'était pas achevée?» On s'en tira par le moyen terme de l'ovation.

3. Litterœ laureatœ. Cjes., belL civ., II, 71. Cic, Pison, 17. Liv., V, 28, XLV, I. Plin., Hist, XV, 40.

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alors , js'il n'y avait pas lieu d'ordonner une solennité triomphale, se bornait à décréter des actions de grâces aux dieux ^ sujyplicationes ^ dont rhonneur retournait à Thomme favorisé , et de plus cet homme devenait imperator par le même décret. Cicéron se plaignait de ce qu'on avait prodigué, dans les derniers temps, cette récompense *.

Une autre encore de même sorte était déférée aux grands généraux, souvent sans décret, et par un consentement universel et non concerté ; ils recevaient un surnom tiré du pays conquis par eux; le surnom devenait une illustration héréditaire, une propriété de famille. Pompée, très-jeune encore, fut salué du nom de Grand par Sylla, et le nom lui resta, ainsi qu'à ses fils ^. Les Macedonkus, les Torquatus, les AchdicuSy les Àfrkanus , transmirent leur noble titre à leurs descendants ^ Sous le règne d'Auguste, le père de Galba épousa la petite-fille du destructeur de Corinthe, nommée Mummia Achaïca ^ Un Achaï-

i. Cic, Philippic.y XI V, 5. « An siquis Hispanorum, aut Gdllorum, aut Thracum mille aut duo millia occid'sset, non euni, hac consuetudine quœ increbruit, imperatorem appellaret senatus? »CLIbid.,4:,S, 9, 14.

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