‹ De la noblesse et des récompenses d'honneur chez les RomainsChapitre 134 sur 147 · Ibid., 3. SoET., Claud · texte numérisé non relu

Ibid., 3. SoET., Claud

CHEZ LES ROMAINS. 2i3

lions peut conduire quelquefois les institutions politiques. Ces honneurs créés pour exciter la vertu guerrière finissaient par la repousser dans rinaction par le dégoût, c On ne fit rien alors en Germanie, dit l'historien dans son récit de Tannée 811 ; nos généraux, voyant les insignes triomphaux si prodigués, s'appliquèrent à conserver la paix pour se distinguer *. > Heureux encore les Romains, si l'on se fût contenté de rendre l'institution stérile et impuissante par la profusion! Mais elle servit à signaler des vengeances de Néron ^ et à rehausser l'orgueil des délateurs; funeste encouragement à les imiter. On en vint au point, dit l'historien Dion Cassius, que ceux qui avaient mérité véritablement ces insignes n'osaient plus les porter ^ Ils tombèrent en désuétude, et l'on n'en voit plus de traces après le règne de Domitien. Ils avaient été l'objet des hautes ambitions, hautes dans le sens de la fortune ; il n'y avait que les consulaires, les sénateurs, qui pussent y prétendre *.

i . Qmetœ ad id tempus res in Germania fuerant ingenio di*cum, qui pervulgatis triumphi insignibus majus ex eo decus sperabant, si pacem conlinuavissent Tac, Arm., XIII, 53.

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