Obinsignem editionem ejus bidui. Orell
des funérailles publiques et à poser des statues équestres pour des enfants à peine sortis des mains de leurs nourrices *• Il fallait que les parents de ces enfants fussent ou très-aimés, ou bien redoutés dans le pays : car la crainte arrachait fort souvent les hommages simulés de l'admiration. Les empereurs défendirent de voter des statues sans leur autorisation formelle. Arcadius et Honorius, renouvelant l'interdiction, ajoutèrent la menace d'une amende du quadruple contre les gouverneurs de provinces qui extorqueraient de pareils honneurs, très-onéreux aux sujets ; et même ils voulurent qu'on notât d'infamie les auteurs du décret, pour les punir de leur légèreté ou de leur manque de cœur*.
Justinien rendit une loi moins sévère, mais plus équitable et aussi prudente. « Il convient, disait-il, d'accorder à qui Ta mérité le prix de la vertu ; mais il ne faut pas que l'honneur des uns devienne une occasion de dommage pour les autres ; en conséquence , nous ordonnons que toutes les fois qu'un collège ou une administration, soit dans notre capitale sacrée, soit dans une province, demandera une statue pour un
i. p. Matieno Publii filio Proculio Romanio Maximo annorum
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