‹ De la noblesse et des récompenses d'honneur chez les RomainsChapitre 17 sur 147 · CiKs., Bell. GcUl. VU · texte numérisé non relu

CiKs., Bell. GcUl. VU

Hais les chevaliers s'accoutumèrent pour la plupart à préférer le calme et la sécurité de la vie privée aux orages et aux périls de la vie publique , soit qu'ils s'appliquassent à la science du droit et à la culture des lettres, soit qu'ils se livrassent à la pratique des affaires. Cicéron luimême approuvait fort le langage de ceux qui raisonnaient ainsi : « Nous pourrions nous élever par les suffrages du peuple romain aux plus grands honneurs , si nous tournions nos vœux et nos efforts du côté des emplois publics. Nous voyons combien cette carrière a d'felat et de gloire... Nous sommes loin de la dédaigner; mais l'ordre dans lequel nous sommes nés et ont vécu nos pères nous suffit, et nous aimons mieux notre vie calme et paisible, à l'abri des tempêtes et de l'envie*. > « Non, nous ne méprisons point les faisceaux, les chaires curules, les commandements , les sacerdoces, les triomphes. Mais nous goûtons de préférence les loisirs d'une vie tranquille ^ »

Ainsi l'anneau d'or cr^, selon l'expression de PUne^ l'ordre intermédiaire entre les plébéiens et les sénateurs, et à ce signe de la fortune s'attacha le titre qu'avait donné d'abprd le

'\. ProCluent, 56.

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