‹ De la noblesse et des récompenses d'honneur chez les RomainsChapitre 18 sur 147 · Hist naU, XXXHI · texte numérisé non relu

Hist naU, XXXHI

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cheval de guerre. L'aristocratie de la richesse une fois établie eut aussi ses préjugés de bonne naissance, ses prétentions d'ancienneté, surtout en haine et par mépris des hommes qui avaient soudainement grandi dans les bouleversements des guerres civiles ; et beaucoup de gens partageaient les sentiments d'Ovide, lorsqu'il se vantait d'être un héritier de vieille maison équestre, et non un soldat parvenu *.

Le service de cavalerie était si peu resté l'attribut essentiel des chevaliers, que César, ayant reçu un renfort de cavahers germains excellents, mais mal montés,- leur fît donner les chevaux des officiers de légion et ceux des chevaliers ^ ; et, dans sa conférence avec Arioviste, comme il ne se fiait pas aux cavaliers gaulois, il leur emprunta leurs chevaux, qu'il fit monter par des soldats légionnaires ^ ; la légion n'avait plus de cavaliers romains.

Cette aristocratie, quoiqu'elle fût peuple elle-

\, Amor., ni^ \o :

Siquid id est, usque a proavis vêtus ordinis hères. Non modo militiœ^ turbine foetus eques.

Cicéron disait aussi (t^o Plancio, 13 : « La chevalerie de Plancius est ancienne; son père, son aïeul, tous ses ancêtres ont été chevaliers. »

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