‹ De la noblesse et des récompenses d'honneur chez les RomainsChapitre 23 sur 147 · DiONYs. X, 28.; Liv. Hl, i3; Plaut., Amph, I, i · texte numérisé non relu

DiONYs. X, 28.; Liv. Hl, i3; Plaut., Amph, I, i

6. II n'y a pas de loi égale entre le riche et pauvre. » Plaut., CistelL II, 2, 56. Cf. AuluL II, 2, oO. CiECiL. Plocio, op. Gell., II, 23. Ici le poète a la même autorité que Thistorien; il présentait aux Romains le miroir des mœurs vulgairet. Caton se plaignait aussi des injures que les pauvres souffraient |>rop^er tenuitatem acplebitaiem, Nonids, h. v.

CHEZ LES ROMAINS. fil

OU d'amendes S chassés de leurs domiciles et de leurs champs par Tinyasion de voisins puissants ^ battus de verges arbitrairement par certains préteurs en dépit des lois Porcia ^, ils vivaient d'une vie de privations et d'angoisses, les plus honnêtes et les moins nombreux, sans révolte et sans crime, sinon sans envie et sans haine ; les autres, la multitude des gens sans feu ni lieu, se mettaient à la solde et sous la protection des factieux dans les élections orageuses et dans les émeutes *, ou vendaient leurs

1. a Les gens sans foyers et sans ressources, privés d'état civil pour dettes ou condamnations (pécuniaires). » Dionys., IV, 31 . Voir les récits de Tite Live, 11, 23, 27; VI, 27, 34; VIIl, 28, 81, XI, 24. La loi qui interdit la contrainte par corps, en 431- 323, ne fut pas bien observée ; elle laissait toujours subsister la servitude provisoire pour insolvabilité en cas de peine pécuniaire, ob noxam. Festds, v. Obnoxius. Val. Max. VI, 1, 9; VII, 6, 1.

2. Les bistoriens s'accordent avec les orateui^s et les poètes pour attester ces insolentes violations de la propriété. Sall.^ Jug, 41 : a Les parents et les enfants des soldats^ si leur propriété touchait à celle d*un grand, en étaient expulsés. » Gic.^ Phil, XIV, 4. Pro Tullio fragm. : « 11 rencontra un voisin qui aimait mieux étendre son domaine par les armes que par des transactions légitimes. » El encore : « Le scélérat répare ses sottises par les désastres de ses voisins. » Cf. Hor. Carm. II, 18, 23-28.

3. Liv. X, 9; Sall., CatiL 51; Cic, Veir. Il, 1, 47 : « 11 était

accoutumé à faire battre de verges les pauvres citoyens

Gomme il méprisait les pauvres gens!.... Pour lui, jamais le droit d*homme libre n'eiista. »

Page 1