‹ De la noblesse et des récompenses d'honneur chez les RomainsChapitre 30 sur 147 · Dio, un, 15; LXXVm · texte numérisé non relu

Dio, un, 15; LXXVm

3- Tac, Ann., I, 11 ; VI, 10; Xm, 1, 17, 18; XV, 35, Hist, ï, 88; Dio, LXIV, 4; LXVU, 15; J. Capit., Momm. etBalb. 5; Maximin., 8 ; Herodian., II, 3 ; VIII, 8.

4. Les Romains prenaient, comme certains peuples modernes, leur honte et la violation des bis en riant; témoin

laires Tayait enyahi à plusieurs reprises et y ayait déposé son limon et son écume. Comme héritier des censeurs, il appartenait à Auguste de dresser la liste du sénat, sur laquelle plus de mille noms s'étaient inscrits sans règle et sans droit. Il fallait réduire beaucoup ce nombre, et cependant ajouter à la liste des noms qui y manquaient encore. Les éliminations se firent, après avertissement, par démissions volontaires pour la plupart. On put compter ceux qui attendirent qu'on leur fît justice*. Cette restauration du sénat fut un des actes par lesquels Auguste acquit le plus de respect et de popularité, un des mieux entendus dans l'intérêt de sa puissance et de sa sécurité. Il laissait au sénat l'apparence d'une participation à la souveraineté dans le gouvernement des provinces et dans le choix des magistrats; l'apparence du droit de conférer la puissance impériale ^ ; l'ap-

celte proclamation anonyme qui fut placardée sur les murs de Rome, pour recommander aux citoyens de ne point indiquer aux nouveaux sénateurs le chemin du sénat. Scet., Cœs.\ 80.

Page 1