Djo, lu, 42; Cf. UV, 13, an
2. Adrien s^excusa auprès du sénat de n'avoir pas attendu son assentiment pour se faire empereur. Spart.^ Hadr , 6. Voyez la formule du sénatus-coosulte qui investit les césars de la souveraine puissance; Obell., Inscr., tom. I, p. 567, lex regia Vespasiani, La nomination de Galba par l'armée fut conmie la révélation du secret de Tempire, savoir : qu'on pouvait faire un empereur ailleurs qu'à Rome. Tac, Eist., l, 4.
pareûce Att pouvoir législatif par les sénatusconsultes ; Tapparence de T administration delà haute justice dans les procès criminels ; il n'y manquait que l'indépendance*. Si ce corps n'avait pas eu pour lui sa gloire passée et son antiquité vénérable, il tombait dans la plus profonde nullité. Mais le sénat avait toujours une autorité historique; c'était encore un grand nom, stat magni nominis umbra. Auguste en fit pour lui-même et pour ses successeurs une ma- , chine de pouvoir absolu, d'une docilité à toute épreuve, d'une souplesse infatigable. Il n'y eut point d'injustice énorme, point de cruauté sanguinaire dont le sénat ne se prêtât à couvrir l'odieux, ou de S2u complicité ou de son initiative, et jamais, dans ces temps malheureux, au témoignage de Tacite, les actions de grâces aux dieux ne faillirent à signaler les proscriptions et les meurtres commandés par le prince^. Aussi les empereurs, même les plus mauvais, se plaisaient à relever, ou soutenir la considération du sénat par l'adjonction ou par le maintien de
i. Le progrès de la forme monarchique dans la suite des temps est bien marqué par le langage des historiens. Tacite et Dion Gassius racontant les mêmes faits, les représentent, le premier comme décrétés par le sénat sur la demande du prince, Tautre, comme ordonnés directement par le prince sans nulle mention du sénat.