AuREL. VicT., GalUen
les redouter, c'est que le même historien qui
raconte le fait leur reproche de n'être pas^ rentrés dans la vie militaire, lorsque l'ordonnance de Gallien fut tombée avec lui *.
Entre autres distinctions qui donnaient une éminente supériorité aux hommes de l'ordre sénatorial sur ceux de l'ordre équestre, le cérémonial de la cour en établissait une bien marquée chez les empereurs polis et affables, tels que Trajan. Dans les réceptions, ils baisaient les sénateurs, osculabantur^, ils saluaient seulement les principaux chevaliers; Trajan faisait cependant à ces derniers, l'honneur de nommer chacun par son nom, sans le secours du nomencla* teur ^
l'ordre équestre
Les chevaliers de l'empire étaient-ils de la noblessse? On serait tenté de dire non, en lisant ces paroles de Tacite, qui semblent la séparer d'eux pour la renfermer dans le sénat : « La noblesse sans courage et sans nul souvenir de la
i . Idem^ Probo,
2. On se souvient de ce baiser à peine effleuré, brevi osculo, ce froid accueil de Domitien au trop glorieux Agricola. Tâc, Agr,j 40. Caligula donnait sa main ou son pied à baiser, Dio, LIX, 27.