‹ De la noblesse et des récompenses d'honneur chez les RomainsChapitre 38 sur 147 · Plin., Panegyr · texte numérisé non relu

Plin., Panegyr

guerre, les cheyaliers, étrangers au métier des armes ^ ^ Et cependant il paraît être d'un ayis difTèrent, lorsqu'il dit que la charge de procurateur de César était une noblesse équestre *. Cela peut s'expliquer. Tacite vivait dans les anciennes idées de la république romaine, qui ne connaissait de nobles que ceux à qui les magistratures avaient ouvert les portes du sénat, et qui voyait le sénat composé de dignitaires émérites ou en activité. Les procurateurs de César, agents impériaux inférieurs aux magistrats du peuple romain, avaient une sorte de noblesse qui ne s'élevait pas au-dessus de l'ordre équestre, une noblesse moyenne, selon l'expression de l'historien Eutrope ^ Les chevaliers furent, comme on disait autrefois en France, des gens de condition, une classe distinguée tout à fait du peuple par des préséances, des décorations, des capacités politiques, mais une classe très-mêlée, parce que la condition essentielle pour en faire partie, ce fut l'argent, et que l'argent y donnait de plein droit l'admission, c Qu'il te manque six ou sept mille sesterces aux quatre cent mille, dit le poëte *, tu seras peuple. ^ Et Martial di-

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