‹ De la noblesse et des récompenses d'honneur chez les RomainsChapitre 39 sur 147 · HoB., Epist, 1, 4, 58, plebs eris · texte numérisé non relu

HoB., Epist, 1, 4, 58, plebs eris

sait à peu près de même : c Tu as l'esprit et le savoir, le cœur et la naissance d'un chevalier, mais tu es peuple du reste *• ^ En revanche, un barbier enrichi % des fils de gladiateurs, de crieurs publics, d'industriels infâmes qui avaient fait fortune, venaient s'asseoir sur les premiers bancs du théâtre, d'où l'inspecteur chassait l'honnête homme pauvre ^

Dans la vie politique et dans l'opinion, il n'en était pas de même qu'au théâtre. Les scandales de la fortune rejetaient même beaucoup de gens dans l'erreur contraire des préjugés de la naissance. Nous avons vu Ovide se vanter, déjà sous le règne d'Auguste, de ne devoir qu'à ses aïeux, et non à lui-même, son titre de chevalier*. On faisait remarquer dans une épitaphe à la gloire du mort qu'il était né chevalier ^ Quant aux honneurs, toute main ornée de l'anneau d'or n'avait pas droit ou chance d'y atteindre ; il y avait une grande différence entre les parvenus de finance ou de vils métiers et les jeunes aspirants aux dignités, ou les hommes d'âge mûr tenant à de grandes maisons, et contents de la

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