‹ De la noblesse et des récompenses d'honneur chez les RomainsChapitre 4 sur 147 · PATRICIAT. NOBLESSE SÉNATORIALE · texte numérisé non relu

PATRICIAT. NOBLESSE SÉNATORIALE

On ne peut comprendre la suite de ces changements dans les conditions de la noblesse romaine que si Ton connaît les éléments dont se forma le peuple romain , et de quelle manière ils s'agrégèrent ensemble. Il faut donc retracer d'abord un crayon de la constitution première , sans franchir la limite des temps historiques et sans se perdre dans le champ des conjectures. L'école allemande, après la critique française *, a porté hardiment la lumière sur plusieurs points

1 . Dissertation sur Vincertitude de Vhistoire des quatre pi^emiers siècles de Rome, par M. de Pouilly, 1722, Mémoires de r Académie des inscriptions, tom. IV, p. H. — La République romaine, ou Plan général de l'ancien gouvernement de Rome, par M. de Beaufort, 6 vol. in- 12, 1767. — Doutes, conjectures et discussions sur différents points de l'histoire romaine, par M. Lévesque, 1803, Mém, de l'Acad, des insc,, nouv. série, tom. II.

obscurs de ces antiquités. Je ne prétends rien ajouter aux autorités qu'elle a produites ; je ne voudrais pas non plus adopter toujours les interprétations qu'elle en donne; ne serait-ce qu'en voyant les ^désaccords des plus savants entre eux *.

Rftme, avant d'être la ville des sept collines , voyait, sur les hauteurs qui l'environnaient, des peuplades turbulentes comme elle , qu'elle inquiétait autant qu'elle en était menacée. Elle commença par l'asile du mont Palatin, asile moins infâme que ne le disait Juvénal ^ Roraulus, ou l'état social qu'il représente, n'était pas encore si éloigné des temps où Nestor, en accueillant le fils d'Ulysse dans une bienveillante hospitalité, pouvait lui demander, sans craindre de l'offenser, s'il n'était pas un de ces écumeurs de mer qui vivaient de butin ^ Et Virgile se tenait plus que Juvénal dans Te vrai, quand il représentait ses héros du Latium se faisant gloire de courir sans cesse en guerre pour s'enrichir de dépouilles *. Sans doute les compa-

\, 11 me suffirait d'ailleurs, pour abréger, de renvoyer à ringénieuse dissert^ilion de mon jeune et docte confrère, M. M^ury, lue récemment dans les séances de TAcadémic (février-juillet 1862).

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