Ant, rom,, II
3. DeDys d'Haiicarnasse, V, 40 : « Amenant une famille nombreuse, oyjyyevtioNf avec ses amis et ses clients, plus de cinq mille hommes en état de porter les armes. » Cf. Liv. H, 16.
admis dans les familles patriciennes et jjans le sénat, et on lui donna pour lui et pour les siens un territoire dont il fit le partage , et il devint chef d'une tribu toute composée de ses clients, et qui porta son nom *. Ainsi tout Rom^ vivait d'une vie collective, et ne comptait que dans sa gens. Tant que les assemblées par curies furent l'unique forme des comices (tout le temps des rois jusqu'à Servius TùUius) , on décida les affaires par les votes des^genfes , non par les sufirages directs des citoyens. Sous la discipline des pères , les gentes votaient comme un seul homme.
Il n'y avait point de délibération, ni de réunion politique sans une cérémonie religieuse et sans auguration ; il n'y avait point d'acte important de la vie civile, point de contrat solennel sans consécration religieuse. C'étaient les rois et, après eux, les patriciens qui avaient l'intendance et l'exercice du culte national, sacra publica; c'étaient les chefs de famille qui présidaient au service divin propre à chacune d'elles, sa^ra gentilitia; chacune avait sa divinité, son rituel ^
SuET., Tib. L Festds, v. Patres. Telle était la gensFabia, qui soutint la guerre pour Rome contre les Volsques.