Discours de Claude. Note i, p
2. Voyez, dans les récils des historiens, l'épouvantable ruine de la gens Potitia en punition de sa négligence. Liv. IV, 29. Serv., od^netd., IX, 269; la gloire d'un Fabius en ré^
Tout autre main qu'une main patricienne aurait profané les autels et les auspices, ceux de l'Etat, ceux de la maison. On n'imaginait pas que les pouvoirs politiques pussent échoir à d'autres qu'à des patriciens.
Cependant de grandes récompenses méritées par de grandes actions à la guerre, des biens acquis par le savoir-faire et la patience, faisaient sortir peu à peu de la foule un certain nombre de clients et leur donnaient une consistance personnelle; témoin les cent pères de famille plébéiens que le premier Tarquin éleva au rang de sénateurs et au patriciat *. Combien s'était-il écoulé d'années pour que l'opinion acceptât une telle nouveauté? Les auteurs grecs et latins disent moins de deux siècles. Ce serait peu. Auparavant, on aimait mieux naturaliser des étrangers, des vaincus parmi les patriciens, comme le roi Tullus fit les Albains, que de souffrir la contagion des parvenus de la plèbe ^.
Mais les esprits et les choses mûrirent pour une grande révolution; elle s'opéra par la constitution de Servius Tullius. Ce ne fut pas encore l'émancipation, mais la naissance du peuple.
compense de son héroïque piété^ pendant le siège de Rome par les Gaulois, Liv. V, 46; Val. Max., I, 1, ii.
i.Liv. 1,35.