QUELQUES PROPOSITIONS
SUR LES ANTIMONIAUX ,
Résultant d’ observations faites 9 à i Hôtel-Dieu de Paris s dans le service
de MM. Récamier et Trousseau.
Administré à la dose de 60 grains à 2 gros, l’oxyde blanc d’antimoine compte de nombreux succès dans le traitement de la pneumonie.
ÏI.
Plusieurs rhumatismes articulaires aigus se sont amendés rapidement , et n’ont pas tardé à se dissiper sous l’influence de la même médication , inutilement tentée chez d’autres individus.
Dans la pleurésie aiguë, les antimoniaux, même à très-hautes doses, n’ont jamais paru avoir provoqué d’effet antiphlogistique appréciable.
Le phénomène le plus remarquable , résultant de l’emploi des
préparations antimoniales , est un ralentissement notable de la circulation et de la respiration.
Les antimoniaux insolubles partagent les propriétés antiphlogistiques des antimoniaux solubles , et ils n’occasionent aucun des accidens si souvent produits par ces derniers.
La raison de la défaveur jetée sur l’antimoine se trouve peutêtre dans l’emploi presque exclusif du tartre stibié et dans les désordres si fréquemment observés à la suite de l’administration de l’antimoine sous cette dernière forme.