B. STELLIONAT
42. La controverse a été vive sur ce point. Elle a pris naissance dans deux textes (I'Ulpiek qui , de prime abord , semblent en contradiction formelle. Tandis qu'au livre VI de son commentaire sur i'Édil, ce.jiirisconsnlle s'exprime ainsi:
iCrimeti stellionatus infamiam irrogat damnalo, ijuamvis judicium jmbUcum non esti (Fr. 13, S 8, D. 3, 2), nous trouvons d'autre pari cet autre texte, emprunté par les rédacteurs ries Pandcctes au livre VIII ad Sabinum du même auteur: a Slellimiatus judicium famoeum quidew non est' sed coercitionem. exlram-dimr'uwt kabet. > (Fr. 2, D. 47, 20.)
Un seul point ressort bien clairement de ces deux fragments : c'est que le stellionat était un crimen exlraordinarium (v. aussi Fr. 3,0, 47, 11; C. 8, C.9, 34). Mais s'il s'agit de décider d'après ces textes, les seuls que l'on trouve sur ce point dans les lois romaines , si la condamnation pour stellionat était infamante, ils paraissent se détruire réciproquement.