‹ De la PancréatineChapitre 6 sur 10 · ROLE THÉRAPEUTIQUE · texte numérisé non relu

ROLE THÉRAPEUTIQUE

Tous les albuminoïdes, et principalement les ferments, étant placés sous la double influence de la chaleur et de l’humidité, sont d’une conservation excessivenent difficile et même impossible. Mais il est évident que, si on supprime l’une des deux causes d’altération, leur conservation deviendra très grande,

Ne voit-on pas actuellement conserver les viandes par le froid pendant de très longs temps? Cependant, dans les conditions ordinaires de la vie, le procédé est pen pratique. Aussi a-f-on essayé, avec beaucoup de succès, de supprimer la deuxième cause d’altération : humidité.

L'industrie ne conserve-t-elle pas bien longtemps, en les préservant de l'humidité, un grand nombre d'aliments: légumes, viandes, etc., au moyen d’une dessiccation rapide et d’une basse ess

.C'est à ce moyen qu’a eu recours M. fotecte pour con-

server la pancréatine. Il la vue, après lavoir desséchée

avec beaucoup de soin, posséder au bout de quatre ans la même activité qu’au début.

D'après ce que nous avons vu dans la première partie de notre travail, la pancréatine peut rendre de grands services dans les dyspepsies et dans beaucoup d’autres affections.

Voici d’ailleurs ee que dit M. le professeur Gubler (1), qui l’a employée avec succès à l'hôpital Beaujon: « Cette substance est indiquée dans la dyspepsie atonique, ainsi que dans

{1} Journal de ihérap. de Gubler, 1879.

d'u ges »les altérations du pancréas, occasionnant une réduction »considérable ou la suppression totale de la sécrétion de »cette glande. Elle peut, en outre, rendre de grands services »dans toutes les affections chroniques où la nutrition est »languissante et principalement dans la phtisie pulmonaire, »où elle rend fpossible l’administration et l'absorption de »grandes quantités d’huile de foie de morue qui, sans cela, »ne serait pas tolérée».

D'autre part, M. le professeur Huchard, dans son travail sur la pancréatine (1), au sujet d’une observation relative à un malade atteint de dyspepsie, symptomatique d’une affection hépatique :

«Chez les ictériques où les matières grasses sont ordi- »nairement mal digérées pour deux raisons : 1° parce que »dans les ictères causés par une obstruction biliaire, la bile, »détournée desa voie, ne peut plus émulsionner les graisses »dans le duodenum ; 2° parce que, ne s’écoulant plus libre- »ment dans l'intestin, elle ne peut plus augmenter l’activité »du sue pancréatique, en baissant par son alcalinité l'acidité »de la masse chymeuse. Donnez à ces malades de la pan- »créatine et vous triompherez promptement des troubles »digestifs qu'ils présentent ordinairement. M. Potain à em- »ployé la pancréatine dans certaines dyspepsies et surtout »dans celles caractérisées par des gardes-robes graisseuses, »et en a obtenu d'excellents résultats.

»Moi-même je l’ai souvent employée dans les dyspepsies »intestinales, notamment dans celles caractérisées par des dou- »leurs gastro-entéralgiques, survenant plusieurs heures après les repas, des nausées, des vomissements, des garde-robe »graisseuses et par la présence de nombreux gaz dans l’in-

(1) Union médicale, 3° série, t. xvur.

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