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— 91 — , »testin, ainsi que dans les dyspepsies amylacées. Les résultats »obtenus ont été merveilleux.»
Pour conclure, dit en terminant M. Huchard, dans tous ces cas et ceux où la pepsine agit mal ou incomplètement, nous croyons que la pancréatine est appelée à rendre de réels services.
Selon M. Engesser, l'emploi de la pancréatine est nettement indiqué dans la dyspepsie, notamment:
1° Dans la dyspepsie atonique, c’est-à-dire dans le cas où soit la sécrétion, soit la composition des sucs sécrétés est défectueuse.
2° Dans la dyspepsie acide, laquelle résulte, non d’une augmentation du sue gastrique, mais de la présence d’autres acides: acides carbonique, lactique, chlorhydrique, butyrique qui se produisent en plus grande abondance, soit par la transformation anormale des aliments, soit une hypersécrétion acide qui stimule l’énergie du suc gastrique insuffisant.
3° Dans la dyspepsie flatulente, dont le siège est dans la partie supérieure de l'intestin ; le bol alimentaire y subissant sans doute, par suite de l'insuffisance des sucs de l'intestin, une fermentation qui donne naissance à des gaz.
4 Dans certains états généraux, le rachitisme, l’arthrite, la scrofule, le diabète. Cette opinion est soutenne et professée à Liège par M. le D’ Festraerts (1).
M. le D' Boutigny (2) cite le cas très intéressant d’une malade d’amaigrissement considérable, douée d’un tempé-
rament bilioso-nerveux et qui rendait son urine toute blanche.
L'analyse montre qu’elle contenait une grande quantité d’albumine et beaucoup de graisse.
L’hydrothérapie futordonnée tousles jours, et, en outreon
(1) Scalpel de Liège, 1877.
{) Gazelle des hôpitaux.
— 952 — , soumit la malade au régime pancréatique (3 pilules à chaque repas), en même temps qu’elle prenait deux pilules d’acide gallique (une le matin et une le‘soir). Les corps gras furent interdits. Peu à peu, les urines perdirent leur aspect chyleux, devinrent lévèrement opalescentes et finirent par prendre l'aspect normal; l’albumine décrût aussi d’une façon bien marquée, mais moins rapidement cependant que Îles matières grasses. À ce moment, les urines présentèrent un phénomène singulier: peu après leur émission, elles se prenaient en masse comme une gelée de pectine, et souvent même ce phénomène se produisait dans la vessie, et la malade était obligée de faire beaucoup d'efforts pour rejeter au-dehors ce liquide gélatiniforme.
M. Boutigny conclut en disant: Quel que soit l’effet du traitement général, il est pour nous certain que la pancréatine est venue à bout de faire disparaître le passage des corps gras dans l'urine en les émulsionnant intimement, les dédoublant et facilitant ainsi leur absorption et leur combustion.
M. le D" Bertrand, médecin de la marine, publie dans l’Union Médicale ane note sur l'emploi de la pancréatine dans la diarrhée chronique de Cochinchine (Union Médicale, août 1878).
M. Bertrand à remarqué que, dans les cas de diarrhée de Cochinchine, soit qu’il s'agisse de la diarrhée dysentérique ou de la diarrhée chronique d'emblée, lexamen des selles démontre que les aliments sont mal digérés, à ce point qu’on les retrouve presque intacts. À l’autopsie de plusieurs malades morts de diarrhée chronique de Cochinchine, ila trouvé souvent l’atrophie du pancréas coïncidant parfois avec de pareilles altérations du côté du foie et de la rate.
Après avoir constaté une telle lésion, M. Bertrand a eu l’idée d'employer la pancréatine pour suppléer à la diminu-
PAIE ARR tion de sécrétion pancréatique. Sous l'influence de cette médication, il a obtenu les résultats suivants:
« 1° L’aspect des déjections s’est heureusement modifié ; elles sont devenues plus homogènes, mieux liées;
»2° Les aliments prescrits ont été mieux digérés, puisque chez trois malades, attentivement observés, l'examen microscopique a démontré que dans leurs déjections, la caséine, abondante au début, tendait à disparaître; que la quantité de globules graisseux diminuait; que les fibres striées devenaient de plus en plus rares, et qu'on trouvait à peine de grains de fécule. Les aliments : lait, viande, riz, avaient donc plus complètement qu’autrefois subi la digestion intestinale ;
» 3° Sous l'influence de cette amélioration, les forces sont revenues vite, le poids des malades à aagmenté. Sans aucun doute, le régime lacté reste toujours la médication par excellence dans ces cas de diarrhée chronique; mais, dans certaines conditions, le lait se digère mal, et il paraît formellement indiqué de recourir aux préparations pancréatiques jusqu’à la complète réparation des lésions intestinales.»
Il résulte donc des observations précédentes dont nous venons de donner les résultats, que la panecréatine peut parfaitement être associée au fer, quinquina, malt, phosphate de chaux, etc., et que c’est un médicament très actifdans toutes les dyspepsies et surtout dans les dyspepsies gastro-intestinales, les diarrhées chroniques, les dysenteries chroniques, dans tous les cas de dégénérescence du pancréas et les cas où la sécrétion et l’excrétion de la bile étant entravées, mettent obstacle à la digestion ou plutôt à l’émulsion des iatières grasses.
M. Baumel, professeur-agrégé à la Faculté de médecine de Montpellier, cite l'observation d’un cas de diabète gras, traité par la pancréatine (Extrait du Montpellier Médical, novembre 1886).