‹ De la PancréatineChapitre 8 sur 10 · LAS TA · texte numérisé non relu

LAS TA

»D'abord administrée à la dose de 0 gr. 50 centigrammes »matin et soir, tout en maintenant le régime commun, la » glycosurie resta la même pendant trois jours, elle se main- »tint entre 600 et 650 grammes.

» En présence de cette forte glycosurie, que la paneréa- »tine ne modifiait nullement, le malade fut soumis au régime »azoté pour que la pancréatine ait plus de prise. La glyco- »surie diminua beaucoup et arriva à 175 grammes; mais les veffets de la pancréatine ne furent pas plus marqués. Le »malade ayant de nouveau été soumis au régime commun, »la glycosurie augmenta en même temps rapidement, quoi- »que la dose de pancréatine eût été portée à 3 grammes.»

M. Baumel explique, comme suit, le rôle qu’a joué ici la pancréatine :

«D'après notre observation, cet agent thérapeutique, indiqué surtout dans les cas de dyspepsie pancréatique et par suite dans le diabète, n’a pas répondu à l'effet que nous pouvions en attendre; aussi, nous croyons-nous autorisé à nous élever, non contre la pancréatine, mais contre l’abus qui en a été fait dans ces derniers temps.

»On lui attribue des propriétés thérapeutiques qu’elle ne possède pas, car sans considérer son rôle, à notre avis fort obscur et des plus diseutables dans les dyspepsies en général, nous ferons remarquer que, même dans les cas où la pancréatine paraît le mieux indiquée lorsqu'il existe une lésion du pancréas entraînant avec elle la diminution ou la suppression fonctionnelle de cet organe (lésion que nous avons toujours, pournotre compte,rencontrée dans le diabète), même alors les effets de la pancréatine non seulement sont incertains, mais encore à peu près nuls.

»Cela tient, sans doute, à ce que pour arriver dans le duodenum, milieu essentiellement alcalin, les préparations pancréatiques doivent traverser l’estomac, milieu essentielle-

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Fe. Et M. Baumel en arrive à cette conclusion, te. «Jusqu’ au pin où on n'aura pas trouvé le moyen détourné de faire arriver la | pancréatine fraîche et intacte dans le duodenum, % sans qu’elle subisse dans l’estomne la moindre altération, on one peut que bien faiblement . compter. »

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PHARMACOLOGIE.

Nous avons dit, dans un de nos chapitres précédents, qu'il était très important de soustraire le suc pancréatique à l’action de l’eau et de la chaleur réunies.

En cherchant à atteindre ce résultat, M. Defresne constata que le suc pancréatique, mélangé à une quantité d’éther représentant la moitié de. son volume, conservait ses propriétés plus de trois semaines sans altération.

C’est sur cette propriété de l’éther, que M. Defresne se base pour extraire la pancréatine.

PRÉPARATION DE LA PANCRÉATINE. — [. Procédé Defresne.— Les pancréas étant broyés, sont placés avec l’éther dans un récipient; le tout est soumis à 45° pendant 24 heures. Après ce temps, les parties glandulaires se trouvent totalement résolues en sue pancréatique, tandis que le tissu fibreux flotte à la surface du liqnide. Ce suc pancréatique, éthéré, est ensuite évaporé dans l’espace d’une heure, sous l’influence d’un fort courant d’air, à la température de 40°.

La pancréatine, ainsi obtenue, est de couleur tannée, un peu hygrométrique, très soluble dans l’eau; sa saveur et son odeur sont franches et animalisées. Sa solution est visqueuse comme le suc pancréatique lui-même et se prend en masse par la chaleur comme du blanc d’œuf. L'alcool la précipite de sa solution; le précipité, soluble dans l’eau, est le ferment pancréatique, la partie liquide est inerte. La pancréatine est détruite vers 70°.

Les acides et les alcalis énergiques altèrent sa solution;

— 87 — 4 : 34 F Fe les acides et les alcalis peu concentrés la troublent momentanément, mais oo limpide si on rend dE milieu faiblement acide.

Les sels alcalins ne l’altèrent pas et n'entravent pas son action.

Les sels métalliques et le tannin la Rosa en s’y Combinant.

Elle digère 30 parties d’albumine en présence d’un peu d'acide. (Une goutte d’acide lactique pour 15 gr. d’albumine et 25 gr. d’eau).

Elle saccharifie 8 ae de fécule et décompose entièrement 10 parties de lard. On doit opérer entre 420° et + 40°;

IL. Procédé Mattison.— Mattison (1) débarrasse les pancréas de leur membrane, les laisse macérer 48 heures dans l’eau acidulée par l'acide chlorhydrique; après avoir décanté, il filtre pour avoir un liquide clair et ajoute à la liqueur une solution saturée de chlorure desodium ; par le repos, la pancréatine se sépare; on l’enlève, on la place sur de la mousseline et on lave bien avec une solution de chlorure de sodium moins concentrée que la précédente. Quand la masse est presque desséchée, on la mélange avec de la lactose, on la sèche entièrement dans un courant d'air.

IT. Procédé Wittich.— Couper les pancréas en tranches minces, faire macérer 24 heures dans l’alcool, traiter par la glycérine qui dissout la pancréatine, filtrer et précipiter la pancréatine par l'alcool.

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