CHAPITRE III
Symptomatologie
Nous rangerons les nombreux symptômes que nous avons pu retrouver d’une manière constante sous trois chefs :
1) Symptômes provenant de la lésion glandulaire. La physiologie nous donne les éléments suffisants pour les établir. On aura de la graisse dans les selles, du sucre dans les urines : enfin et surtout on retrouvera le tableau de diabète pancréatique.
2) Symptômes de réaction intestinale.
3) Symptômes généraux se retrouvant dans la majorité des observations ou seulement dans quelques cas.
Dans la première catégorie, nous n'insisterons pas sur la présence du sucre qui n’a été notée que trois fois et celle des peptones une fois. Il est évident que ces symptômes ou bien sont rares, ou, ce qui est plus probable, passent inaperçus. L'amaigrissement rapide est au contraire un fait qui attire toujours l'attention. Nous le retrouverons dans toutes nos observations. On note même parfois que le malade fondait, pour ainsi dire, en quelques jours. Ce caractère accompagnant, on le sait, le diabète pancréatique, en est un des symptômes importants. L'uffaiblissement qui accompagne cet amaigrissement est extrême.
Dans la seconde catégorie nous trouvons un groupe de symptômes bien définis.
C’est d’abord la constipation ou la diarrhée. La première est la plus fréquente, mais la seconde n’est pas rare et semble dans un certain nombre de cas, être plutôt un symptôme de début. L'inappétence est habituelle, la soif intense, quelquefois cependant le malade est atteint de polyphagie.
Dans presque toutes les observations nous retrouvons des nausées et des vomissements. Généralement alimentaires où muqueux, ils peuvent être bilieux ou noirâtres s'’accompagnant ou non d’une sensation de bien-être.
La sonorilé exagérée de l’épigastre est encore un bon élément de diagnostic, réuni aux autres symptômes.
Symptômes périlonéaux. — Ce sont ceux qui accompagnent la péritonite : faciès grippé, hoquets..….. Mais nous verrons au diagnostie que la ressemblance n'est pas complète.
Douleur. — Nous ne saurions trop appuyer sur ce symptôme qui fait rarement défaut.C'est en pleine santé, sans prodromes, qu'éclate soudain une douleur excessive ordinairement localisée à l’épigastre ou s’irradiant dans l'hypochondre gauche. Quelquefois cependant, elle se généralise à tout l'abdomen : nous sommes dans ce cas en présence d’une péritonite consécutive. C'est aussi une sensation de constriction, d'étouffement ou de pesanteur. De plus, ces douleurs peuvent disparaître, faisant croire à la guérison, pour reparaître avec une nouvelle intensité quelques jours après.
Dans la troisième catégorie, nous trouvons comme
des Dites
symptômes la céphalée et les indications que nous donne la température et le pouls.
La fièvre est habituellement modérée, quelquefois même il y a hypothermie et collapsus comme dans l’hémorragie du pancréas, dont les symptômes sont presque identiques.
Les frissons ne sont pas rares, le pouls est petit, rapide. Enfin en examinant les autres organes, nous voyons que le foie est ordinairement hypertrophié, que la rate, petite d'habitude, peut aussi augmenter de volume. L'ictère se trouve noté huit fois.
Dans nos observations où l'examen des urines à été fait, nous avons pu remarquer que les résultats étaient
rariables tant au point de vue de la quantité que de la
teneur en composés anormaux. Les urines sont rares dans quelques cas, abondantes dans d’autres. Enfin, l’albumine, le sucre, les peptones s’y sont rencontrés un nombre de fois variable.
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