ARTÈRES DE LÀ PAPILLE
Considérations physiques et physiologiques.
Lorsqu'on examine la papille à Tophlbalmoscope on voit manifestement deux ordres de vaisseaux distincts, les artères et les veines. Les confondre n'est pas possible^ car il existe pour les distinguer des caractères trop tranchés. On reconnaît les artères des veines à leur couleur, à leur contour, à leur calibre et à leur direction.
La couleur des artères n'est pas uniforme : au centre du vaisseau on voit une bande claire, grisâtre, tandis que sur les bords on découvre deux lignes parallèles, de couleur sombre et légèrement teintées de rose. C'est pour caractériser ce mélange de couleurs que nous avons dit que les artères présentaient un aspect gris rosé sombre. Comme on le voit, cette coloration donne l'apparence d'un double contour.
D'après les auteurs et Nuel en particulier, ce ne sont pas les artères que l'on voit à l'ophthalmoscope, mais la colonne sanguine, les parois vasculaires étant transparentes. Le phénomène du double contour a été diversement interprété par les auteurs. De Jœger l'explique ainsi : c la lumière traverse la paroi vasculaire et, arrivée à la face an-
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térieure de la colonne sanguine, elle est réfléchie : 1"* au centre, à peu près dans la direction des rayons incidents ; 2® sur les côtés, plus latéralement. » Loring combat celte opinion. Selon lui, la lumière traverserait les vaisseaux, serait réfléchie par les parties situées plus en arrière, puis réfractée par les vaisseaux comme par une lentille biconvexe, passant directement par le centre et éclairant les parties latérales obscures. Dans un travail récent, Krenchel a fourni une preuve palpable à l'appui de la manière de voir de Jœger. Cet auteur a remarqué que lorsqu'on regarde le fond de l'œil à travers les prismes de Nicol, la bande luisante des artères n'existait plus dans certaine position des prismes, alors que le reste de l'œil reste visible : c'est bien là la preuve d'une réflexion régulière de la lumière, donnant la sensation du reflet artériel. De plus, quand une artère passe au-devant d'une grosse veine, le reflet artériel n'en est nullement altéré, ce qui devrait cependant arriver dans l'hypothèse de Loring, puisque, à ce niveau, la lumière aurait à traverser l'épaisse colonne veineuse et la colonne artérielle.
L'explication de Jœger ne nous dit pas cependant pourquoi les parlies latérales des artères sont visibles, puisque selon cet auteur, la lumière y est réfléchie latéralement. Il faut donc nécessairement admettre, ou bien que la réflexion esliciplus irrégulière, ou bien quela lumière réfléchie au fond de l'œil peut arriver à l'œil après avoir passé a travers les parties latérales de la colonne sanguine. On reconnaît encore les artères à leur calibre, qui est inférieur au calibre des veines, celles-ci pouvant présenter quelquefois un volume double de celui des artères. Cette différence de volume
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entre les deux ordres de vaisseaux est tellement variable, qu'il ne faudrait pas accorder une valeur absolue au calibre des veines pour établir un diagnostic en cas de maladie. Nous insistons sur ce fait qui, pour n'avoir pas été assez connu, a induit en erreur des hommes distingués. C'est ainsi que Woodsworlh se fait fort de diagnostiquer une amaurose nicotinique à la seule comparaison du calibre des artères et du calibre des veines. (The lancet 1863. tome II, page 536).
Enfin les artères ont une direction rectiligne, tandis que les veines sont plus ou moins tortueuses.
C'est ici le lieu de parler d'un phénomène, qui dans certains cas pourrait être un élément de diagnostic assez important. Nous voulons parler du pouls artériel. Le pouls artériel spontané n'existe pas dans les conditions physiologiques, il est toujours le résultat d'une augmentation de pression intrao-culaire, qui d'ailleurs peut être morbide ou artificielle. Le premier mouvement est une dilatation uniforme, saccadée, de la partie de Tartère située sur la papille : cette dilatation est isochrone avec la systole du cœur. A ce mouvement de dilatation succède un léger temps de repos, puis le vaisseau se rétrécit lentement. Nous verrons que le pouls veineux a d'autres caractères.
Les artères émergent au centre du nerf optique, c'est du moins ce que l'on trouve dans les ouvrages. Nous ne voudrions pas être trop méticuleux et faire de l'opposition à des hommes éminents sur des erreurs qui semblent être des bagatelles. Toutefois on comprendra que dans un travail spécial sur cette question, nous soyons obligés d'être trèsprécis. Les artères émergent en effet du nerf optique, mais
rarement du centre. Le point où se fait l'émei^ence est variable de siège ; le plus habituellement il se trouve en dehors des veines, qui elles-mêmes émergent à la partie supéroexterne du cercle interne. Du reste ce point se voit tantôt sur la portion supéro-externe, delà papille, tantôt sur la portion inféro-exlerne, quelquefois sur le diamètre horizontal, mais sur la portion inféro-externe. tantôt aussi à la portion supéro-interne. Tels sont les cas les plus communs, cependant il arrive quelquefois que manifestement le point d'émergence de l'artère centrale de la rétine se voit au centre même de la papille ; à la partie supéro-interne du cercle interne.
Nous ferons encore remarquer qu'il arrive quelquefois que l'on voit deux points d'émergence séparés entre eux par une certaine portion de tissu nerveux. Il est facile de se rendre compte de cet état, si l'on songe que l'artère centrale de la rétine s'est déjà bifurquée avant son émergence : dans ce cas particulier, nous voyons une bizarrerie de la nature, bizarrerie si commune pour certaines artères d'autres régions du corps. Nous ne ferons que citer le cas bien connu de l'artère humérale, qui au lieu de se diviser en artère cubitale et artère radiale au pli du coude, se bifurque dans un certain nombre de cas, beaucoup plus haut sur le bras.
L'anatomie nous apprend que l'artère centrale de la rétine se divise en deux troncs : l'un supérieur, l'autre inférieur, qui se bifurquent à leur tour pour donner chacun deux branches d^un calibre moindre et qui obéissent respectivement à la loi dichotomique. L'ophthalmoscope nous révèle cet état. Toutefois nous dirons que souvent on constate par l'examen ophthalmoscopique qu'au Heu d'une
seule artère supérieure et d'une seule artère inférieure, on en voit deux ou en bas ou en haut. L'autopsie pourrait nous rendre compte de cet état, mais le raisonnement nous évitera la peine d'y avoir recours. En effet, supposons le cas d'anomalie^ très-fréquent du reste, où l'artère centrale de la rétine se bifurque avant l'émergence, il peut très-bien se faire que la bifurcation supérieure, par exemple, subisse la dichotomicité au pomt même où le tronc émerge et même avant ; dès brs l'ophthalmoscope nous révélera la présence de deux troncs supérieurs. U en serait de même pour la branche inférieure. La preuve encore que la chose se passe ainsi, c'est que les deux troncs supérieurs sont d'un moindre calibre que la bifurcation inférieure.
Enfin il nous reste à dire en quel point se fait la bifurcation de l'une et l'autre artères. Ici encore rien de régulier, rien de fixe, si ce n'est peut-être le sinus de l'angle de bifurcation, qui paraît être à peu près le même dans un grand nombre de cas ; quoi qu^il en soit de cette idée l'angle est toujours aigu. Tantôt la bifurcation se fait en dehors de la papille, tantôt sur la circonférence même, tantôt dès l'émergence, ou encore la bifurcation se fait ici, pour la branche supérieure, là pour la branche inférieure. Inutile de dire que si les artères d'une même papille offrent ces variétés de disposition^ les artères des deux papilles les présentent aussi. Citons en passant et pour mémoire, les cas très-rares où l'une et l'autre branches de bifurcation de l'artère centrale de la rétine, au lieu d*obéir aux lois de la dichotomicité, donnent dans leur parcours des branches artérielles disposées alternativement comme les feuilles alternes sur leur tige, chez certains végétaux.
tion ou d'un exercice corporel violenl. » Nous avons nousmême reproduit souvent ces pulsations en faisant respirer largement ceux dont nous examinions les yeux. Il nous a été facile de nous convaincre que les veines diminuent de calibre pendant l'inspiration et se dilatent pendant l'expiration. Suivant Ed. de Jœger (Wecker, Maladies des yeux), la veine aurait deux sortes de dilatation : dans le premier cas, la veine augmenterait et diminuerait d'épaisseur, dans le second, sa paroi antérieure serait seule soumise à ces alternatives de soulèvement et d'affaissement. Nous avouons que nous n'avons pu nous rendre compte de celte interprétation.
Les veines paraissent plus profondément situées que les artères : elles semblent occuper l'épaisseur de la rétine, tandis que les artères au contraire semblent occuper la surface.
Les veines émergent en dedans des artères par un point commun. Toutefois ce n'est pas une règle absolue ; car de même que nous avons vu les artères émerger par deux points, de même les veines peuvent avoir cette disposition sur la papille. Nous avons observé plusieurs fois une disposition particulière : les artères et les veines, à leur émergence sur le disque nerveux, forment une circonférence plus ou moins régulière, mais toujours complète, au centre de laquelle apparaît la substance même du nerf optique. Dans cette disposition la partie de la circonférence formée par les veines, semble passer sous la portion de cette même circonférence formée par les artères.
On comprendra mieux notre pensée, en disant que la circonférence est formée de deux demi-cercles, l'un veineux,
Taulre artériel, les extrémités du premier passent sous les extrémités du second. D^autres fois, il y a un tel lacis de vaisseaux à l'émergence, qu'il est très-difficile de distinguer ce qui appartient aux veines et ce qui appartient aux artères.
La disposition des veines sur la rétine obéit aux mêmes lois et présente les mêmes anomalies que celle des artères. La bifurcation a un siège aussi variable. C'est ainsi que les veines se bifurquent ou en dehors de la circonférence de la papille, ou sur le disque nerveux lui-même, ou enfin dès l'émergence des vaisseaux.
On remarque quelquefois dans les veines une disposition qu'on ne voit jamais dans les artères, ou du moins nous l'avons constaté ainsi.
Dans les examens ophthalmoscopiques que nous avons pratiqués : c'est que la veine ne se bifurque qu^à une trèsgrande distance de la papille optique ; la veine reste plus volumineuse que lorsqu'elle se bifurque de bonne heure.
Les veines ne sont pas accolées aux artères, mais elles suivent souvent une direction parallèle en gardant leur situation respective. A part ces cas relativement rares, les veines ont un trajet capricieux, croisant les artères tantôt à un endroit, tantôt à un autre ; les veines semblent passer sous les artères qu'elles croisent.
Ajoutons que d'autres branches vasculaires en nombre plus ou moins considérable, mais de caUbre moindre que les artères, émergent de la papille en dehors et en dedans des gros troncs veineux et artériels. Impossible pour l'œil Je mieux exercé de distinguer à l'ophthalmoscope les veinules des artérioles. De couleur semblable, n'offrant qu^un
seul contour, de calibre à peu près égal, suivant un trajet plus ou moins flexueux, ne paraissant pas se dilater et se rétrécir quelque soin que Ton mette à comprimer l'œil, ou à faire respirer le patient, ces vaisseaux, mélange confus de veines et d'artères, tiennent le milieu entre les capillaires et les vaisseaux proprement dits.
CONSroÉRATïONS PATHOLOGIQUES.
Dans la description des veines du fond de l'œil, nous avons dit qu'à l'état normal, ces vaisseaux décrivent des flexuosités dont les arcs de cercle sont soutenus par de longues cordes : les artères présentent un trajet rectiligne,
La connaissance de ces flexuosités pourra dans certains cas ophlhalmoscopiques être d'un grand secours pour faire un diagnostic ; ajoutons même que souvent elle sera le seul élément de diagnostic.
On sait, en effet, que tous les décollements rétiniens ne sont pas caractérisés à l'examen ophthalmoscopique, à l'aide du miroir seul^ par la couleur grisâtre du fond de l'œil et par le tremblottement de la rétine. On comprend très-bien qu'il puisse exister entre la choroïde et la rétine^ dans un point quelconque du fond de l'œil, un exsudât séreux assez considérable pour décoller la rétine, mais trop peu abondant pour lui permettre de flotter dans les divers mouvements de l'organe de la vision. La pathologie oculaire nous apprend, en outre, que dans ce cas, l'exsudat n'est pas toujours appréciable à l'ophthalmoscope.
Dans cette affection, à ce degré, les malades accusent un scotome variable en surface, variable en situation, qu'on
serait tenté de prendre pour une insensibilité de la rétine
par paralysie de quelques-uns de ses éléments, si on n'élait
pas prévenu qu'il peut exister un décollement rélinien. En
effet, dans ces cas légers, on trouve une modification dans
la marche des vaisseaux. Les artères qui ne sont pas
flexueuses à Félat normal, le sonl devenues, et les veines
qui ont des courbures physiologiques, à grands rayons,
paraissent avec des courbures à petils rayons, courbures
pathologiques.
Ces courbures pathologiques se trouvent encore dans
le courant de certaines affections, telles que les tumeurs
cérébrales quelle que soit leur nature, les épanchemenls
séreux abondants des ventricules, les hémorrhagies des
nerfs optiques en arrière du chiasma, les hémorrhagies
des corps genouillés ou des tubercules quadrijumeaux, et
encore dans quelques maladies du cœur. Mais nous ferons
remarquer que dans ces cas, outre les courbures à petits
rayons des veines, celles-ci ont augmenté considérablement
do volume.
. Nous pensons donc que par l'examen ophlhalmoscopique on pourrait enrichir le diagnostic de certaines affections d'éléments précieux.
Observations ollniques.
Observation I.
Papille gauche. Schw, 6 ans, blond, écolier. Acuité visuelle 1 de Jœger, distance visuelle m. 30 centim.
Couleur : blanche carminée ; forme : ovalaire de haut en bas, de dedans en dehors ; grandeur : égale à la droite ; cercle externe : Uanc rosé ; cercle moyen : gris rosé ; cercle interne : peu marqué ; excavation : elle est marquée par le coude que font les vaisseaux à
leur émergence ; contour : net, on remarque une ligne de pigment dans sa demi-circonférence supéro-externe ; artères : grises rosées sombres, d'un calibre égal à celai des veines, offrant un double contour, émergant à la partie supéro-externe du cercle interne, se bifurquent Tune^ la supérieure, sur le disque même de la papille, l'autre, l'inférieure, en dehors; veines: rouges sombres, offrant un simple contour, émergent en dedans des artères, d'un point très-rapproohé de celui des artères, se bifurquent, la supérieure en dehors de la papille, l'inférieure sur le disque même.
Observation II.
Papille droite. Acuité visuelle, 1 de Jœger, distance visuelle, m. 30 centim.
Couleur : blanche carminée ; forme : régulièrement circulaire ; grandeur : égale à la gauche : cercle externe : blanc rosé ; cercle moyen : gris rosé ; cercle interne : nul ; excavation : marquée par le coude des vaisseaux ; contour : cercle gris sombre, pigmenté dans sa demi-circonférence externe ; artères: net, d'un calibre égala celui des veines , offrant un double contour , leur émergence se fait dans le segment supéro-externe de la papille, leur bifurcation se fait pour Tune et pour l'autre en dehors du disque ; veines: rouges sombres, d'un calibre égal à celui des artères, offrant un simplecontour, émergent d'un point rapproché de celui des artères, se bifurquent l'une et l'autre en dehors de la papille.
Réflexion. — Une grande quantité d'autres vaisseaux, qu'on ne peut classer à l'ophthalmoscope ni parmi les artères, ni parmi les veines, se remarquent sur les deux papilles, que nous venons de décrire. .
Observation III.
Mlle Leb. , 8 ans, brune. Acuité visuelle 4 de Jœger, distance visuelle m. 30 centim. Papille gauche. Couleur : blanche fortement rosée; forme: ovalaire dans le sens vertical; dimension: égale à
celle de droite ; cercle externe^ moyen, interne : ne sont pas distincts, la couleur uniforme est blanche rosée ; excavation : marquée par le coude des vaisseaux , contour : on ne voit pas une ligne de pigment séparée, et tranchant nettement les limites du disque, néanmoins^ le contour existe ; artères : grises rosées sombres, d'un calibre moindre que celui des veines, double contour, Témergence se fait à la partie supéro-interne de la papille, la bifurcation se fait sur le disque m^e pour la supérieure et pour l'inférieure ; veines : rouges sombres, d'un calibre supérieur à celui des artères, simple contour, émergence ^n dedans des artères par un point qui paraît commun, bifurcation sur la papille pour la supérieure ; quant à la veine inférieure, elle parait unique dans le champ ophthalmoscopique.
Observation IV.
Papille droite. Acuité visuelle : 1 de Jœger, Distance visuelle : 0"*30 centim.
Couleur : blanche rosée très-vive ; forme : légèrement ovalaire de haut au bas, de dedans en dehors ; dimension : égale à celle de gauche ; cercles : confondus, d'une couleur blanche rosée ; excavation : marquée par le coude des vaisseiaux ; artères : grises rosées sombres, d'un calibre moitié moindre que celui des veines, double contour, l'émergence se fait au centre, l'artère supérieure se bifurque en dehors de la papille, l'inférieure se bifurque sur la papille même ; veines : rouges sombres, un seul contour, calibre double de celui des artères, l'émergence se fait en dedans de celle des artères, la veine inférieure se bifurque sur la papille, l'inférieure est vue unique dans le champ ophthalmoscopique.
Des deux côtés, les vaisseaux secondaires sont très-nombreux.
Observation V.
^ Dan. 44 ans, écolier, blond. Acuitévis.: L Distance vis. :0°*30 centim. Papille gauche.
Couleur : blanche carminée ; forme : ovalaire de haut en bas et de dedans en dehors ; dimension : moins grande qu'à droite ; cercle
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extérieur, blanc rosé ; c^cie moyen : gris rosé ; cercle interne : blanc rosé ; excavation : marquée par le coude des vaisseaux ; contour : fortement pigmenté dans toute sa circonférence ; artères : grises rosées sombres ; double contour ; calibre moindre que celui des veines ; Témergence est à la partie supéro-externe du cercle interne : bifurcation se fait sur la papille ; veines : rouges sombres, simple contour ; lemergence se fait en dehors des artères ; et les artères supérieure et inférieure se bifurquent sur la papille.
Observation VI.
Papille droite. Ac. vis.: I. Dist. vis.: 0"*30 centim.
Couleur : blanche carminée ; forme : quadrilatère à angles mousses ; la figure est plus large dans le sens transversal ; dimension : plus volumineuse que la gauche ; cercle externe : blanc rosé ; ceixle moyen : gris rosé ; cercle interne : blanc rosé ; excavation : marquée par le coude des vaisseaux ; contour : pigmenté dans toute sa circonférence ; artères : grises rosées sombres ; double contour ; calibre moitié moindre que celui des veines ; émergence à la partie supéro-externe ; la bifurcation des artères se fait en dehors de la papille; veines: rouges sombres ; simple contour; émergence en dedans des artères ; bifurcations en dehors de la papille.
La circulation seoondaire est très-riche des deux côtés.
Observation VIL
^iie pygg iQ j^^g^ brune. Ac. vis.: i. Dist. vis.: 0,30 cent. Papille gauche.
Couleur: jaune rougeâlre; forme: légèrement ovalaire de haut en bas et de dedans en dehors; dimension: égale des deux côtés; cercles : jaunes rougeâtres ; le cercle interne est blanc rougeâtre ; excavation : marquée par le coude des vaisseaux ; contour : pigmenté dans toute sa circonférence ; artères : grises rosées sombres ; double contour ; calibre moitié moindre que celui des veines ; émergence à la partie supéro-externe du cercle interne ; bifurcation sur la papille ; veines : rouges sombres, un seul contour ; émergence en dedans des
artères; la vi^toe supérieure se biforquc dès l'émergence, Tiiifëneure sur la papillQ.
Les vaisi^eaux de second ordre sont Irès-nombreux.
OflSEnv*Tioii VIII.
Papille droite. Ac. vis. : 1 . Disi. vis. : 0,30 cent.
Cmileur : jaune rougeâtru ; dimcnsioti : égale à celle de gauche ; forme: circulaire; fÀ-rdes: jaunes rougeàircs, le cercle interne es( moins visible qu'à gauche ; excavation : marquée par le coude des vaisseaux; contour: fortement pigmenté; artères: grises rosées sombres; double contour; calibre moindre que celui des veines ;l'émergeuce se Tait au centre de la papille ; l'artiïrc supérieure se bifurque sur la papille; l'inférieure, dès l'émergence ; ti^irie^ : rouges sombres; simple contour ; rémcrgcnce se fait en dehors des artères ; la veine supérieure se bifurque très-loin du disque ; la veine inférieure ne se bifurque pas dans le cliam|i opblhalinoscopique.
La circulation secondaire est très-riche.
Odsbrvatio» IX.
Estelle Cb..., 16 ans, blonde. Papille gauche.
Couleur: blanche rosée; dimension: égale à celle de droite; f&rme : circulaire ; cercles : confondus, blancs rosés ; excavation : marquée par le coude des vaisseaux; contour: net, ligne de pigment dans sa demi-circonrércnceexieruc ; artères: grises rosées sombres : légi'rement plus petites que les veines ; double contour, l'émergence se fait dans la portion supéro-exLeme du disque ; la bifurcation se fait pour la supérieure sur la papille, pour l'inférieure, dés l'émergence ; veines : rouges sombres; simple contour; l'émergence te fait en dedans des artères, la veine supérieure se bifurque sur la papille, l'inférieure se bifurque dès l'émergence. Le trajet des veines est parailèlc k celui des artères.
Obsbrvation X,
Papille droite.
Couleur : blanche rosée ; forme : grossièrement hexagonale ;
dimension : égale à celle de gauche ; cercles : confondus ; excavation: marquée par le coude des vaisseaux; contour: net, sans pigment ; artères : grises rosées sombres ; double contour ; calibre à peu près égal à celui des veines ; l'émergence se fait au centre de la papille; Tartëre supérieure se, bifurque sur les limites de la papille, Tartère inférieure n'offre pas de bifurcation ; veines, rouges sombres; simple contour ; l'émergence a lieu en dedans des artères ; bifurcation : sur la papille même.
Les vaisseaux de second ordre sont très-nombreux.
Observation XL
Papille gauche.
Bla,, 12 ans, écolier Irès-brun.
Couleur : grise rosée ; forme : verticale ovalaire ; dimension : égale à celle de droite ; cercles : confondus, de couleur grise sombre ; excavation : vaisseaux coudés ; contour : très-net ; artères : grises rosées sombres ; de même calibre que les veines : double contour ; rémergence se fait au centre de la papille; Tartère supérieure se bifurque sur la papille, Tartère inférieure se bifurque en dehors de la papille ; veines : rouges sombres ; simple contour ; émergence au centre en dedans des artères ; Tune et Tautre se bifurquant en dehors du disque nerveux.
Observation XU.
Papille droite.
Couleur: grise rosée; forme: ovalaire de haut en bas de dehors en dedans, (cas très-rare) ; dimension : égale à celle de gauche; cercles : confondus, gris rosés ; eoccavation: vaisseaux coudés ; contour: net; artères : grises rosées sombres ; double contour, d'un calibre égal à celui des veines ; émergence au centre ; bifurcation sur la papille pour les deux artères ; veifies: rouges sombres; simple contour; émergence en dehors des artères (cas rares) ; bifurcation sur la papille.
Les vaisseaux de second ordre sont très-nombreux.
Dans ces douze observations, il est à noter que le fond de Tœil est très-rouge, que la papille présente une coloration rosée très- vive.
Ces faits prouvent que la circulation capillaire est très-considérable. Après cette série dont les sujets ont été pris chez les enfants des deux sexes nous allons donner une seconde série d.observations appartenant à des sujets adultes des deux sexes. Gomme on le voit, nous nous sommes attaché à donner en même temps des observations dont|les sujets sont de teints différents.
Observation XIII.
Papille gauche.
Comb... 21 ans, étudiant en médecine, brun.
Gmleur: blanche rosée ; Forme : ovalaire de haut en bas, de dedans en dehors ; dimension : moindre qu'à droite ; cercle : pas de démarcation entre eux d'une couleur blanche rosée uniforme^ excavation: marquée par le coude des vaisseaux ; contour : très-net ; artères : grises rosées sombres ; double contour ; calibre moitié moindre qu*à droite; émergence : dans la partie inféro-exteme du disque; Tune et Tautre artère se bifurquent sur les limites de la papille ; veines : rouges sombres ; simple contour ; calibre double de celui des artères ; bifurcation sur les limites du disque nerveux.
Observation XIV.
Papille droite.
Couleur: blanche rosée; forme: grossièrement quadrilatère à angles mousses ; dimension : plus grande qu'à gauche ; cercles : confondus ; toutefois la portion centrale semble un peu plus blanche que le reste de la papille ; excavation : très-nette, les vaisseaux sont coudés; contour: très-net, pas de cercle de pigment; artères : gcises rosées sombres ; double contour ; calibre moitié moindre ; émergence en bas et en dehors; l'artère supérieure se bifurque sur la papille, Tinférieure, en dehors de la papille; veines: ruuges sombres; un seul contour; calibre double de celui des artères ; Témergence se fait au même point que celle des artères ; la bifurcation pour la veine supé^ rieure et pour la veine inférieure se fait au même niveau que pour les artères ; les veines suivent ces dernières dans leur trajet, au point qu'il sembre que les veines sont accolées aux artères.
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ifs veines ; émergence eo deddos des artères ; la supérieure se divise dès l'émergeoce en trois troues, dont un est plus volumineux que lee antres, l'inférieure se bifurque Mir la limite inférieurede la papille.
Observation XXI.
Duh, 34 ans, étudiant eu méd. brun. Papille gauche.
Couleur: jaune rougeâtre; Forme: régulièrement ovalairc de baot eo bas, de dedans en dehors ; Dimension : moindre que aille de droite: Cercles: confondus, jaune.« rougeàlresi excavation; marquée par le coude des vaisseaux ; Contour: très-net dans les 2/3 de sa circonférence, oit l'on remarque une ligne de pigment ; à la partie externe du disque nerveux on voit la papille se confondre insensibleiDent avec le reste du fond de l'œil ; Artères: grises rosées sombres double contour; calibre moindre que celui des veines; émergence sur le diamètre horizontal et en dehors du diamètre vertical; la bifurcation se fait pour la supérieure et pour l'inférieure sur les limites de la papille; Veines: rouges sombres; simple contour; l'émergence deg veines se fait en dehors de cdle des artères ; la veine supérieure se bifurque sur la limite eopérienre.
OssiRViTioN XXn.
Papille droite.
Couleur : jaune rougeilre ; Forme : régulièrement circalaire ; Dimension : plus grande que la gauche ; Cercles : confondus, jauMS roDge&tres ; Excavation : peu marquée, les vaisseaux font un coode très-peu appréciable ; Contour : net ; Artères : grises rosées sombres; donble contour ; calibre k peu près égal à celui des veines ; émergoice; an centre de la papille ; l'une et l'autre artère se bifurquent en dehors des limites de la papille ; Veines : rouges sombres ; simple contour ; calibreégal à celui des artères ; l'émergence se fait en dehors des arlÈres, et un peu au-dessus. La bifurcation des deux veines se fait en dehors de ta papille; la veine supérieure est beaucoup plus volominenseque l'inférienre.
Nous signalons la coloration remarquable de ces deux papilles.
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i-JT, .-.^?:-
Observation XXIII.
Papille gauche .
Mlle Pou... 21 ans, brune.
Couleur : blanche rosée uoiforme. Forme : triangulaire à angles mousses, à sommet supérieur. Grandeur \ moindre que celle de droite. Cercles: confondus, de couleur blanche rosée ; le cercle interne n'est pas plus marqué que les autres. Excavation : marquée par le coude des vaisseaux. Contour: net, non pigmenté. Artères: grises rosées sombres ; double contour; calibre égal à celui des veines; émergence^ au centre de la papille ; bifurcation, en dehors de la papille. Veines: rouges sombres ; simple contour ; Témergence se fait au centre au-dessiis des artères : la bifurcation se fait en dehors de la papille. Nous retrouvons ici encore une disposition remarquable]|des vaisseaux, disposition que nous avons déjà signalée : les veines semblent être accolées aux artères correspondantes.
Observation XXIV.
Papille droite.
Couleur: blanche rosée uniforme. Forme: ovalaire de haut en bas de dedans en dehors. Dimension : plus grande que la gauche. Cercles : Couleur uniforme de toute la surface du disque nerveux.
Excavation: les vaisiseaux font un coude d'une grande étendiTe. Contour: net, pas de pigment. Artères: grises rosées sombres ; double contour ; calibre égal à celui des veines ; rémergence se fiôi d'une façon particulière : Tartère supérieure émerge d'un point distiàoC de l'artère inférieure, le point d'émergence supérieur se trouve audessus du diamètre horizontal, le point d'émergence inférieur se trouve au-dessous de ce diamètre horizontal : la bifurcation des deux artères se fait en dehors des limites de la papille. Veines: rouges sombr^; . simple contour; calibre égal à celui des artères; rémergenoese faitem dedans des artères ; la bifurcation en haut et en bas a lieu suc ks limites du disque nerveux.
Observation XXV.
Papille gauche.
Rob. 36 a&s, étudiant en mëdeciDe, cbâlain.
Couleur: blanche rosée. Forme: circulaire. Dimension : moiv:^ volumineuse que celle de droite. Cercle txleme: blanc rosé. Cerde Tnoyen: gris rosé; cercU interne: blanc rosé, peu considérable. Excavation marquée par le coude des vaisseaux. Contour : trés-nti . pigmenté dans une étendue considérable en dedans, dans une étendue moindre en debors. Artère» : grises rosées sombres ; double contour ; calibre moindre que celui des veines ; l'émergence 'st fait dans la portion supëro-externc ; la bifurcation pour les deux artèret; se faitsur la circonférence même de la papille. Veines : rouges sombres, simple contour ; calibre plus considérable que celui des artères ; l'emergence se fait en dedans des artères cl à peu près au centre de la papille; les deus veines se bifurquent loin de la circonférence de la papille.
Observation XXVI
Papille droite.
Couleur : blancbe rosée. Forme : ovalaire transversalement, selon le diamètre horizontal. Dimension: plus grande que la gi^che. Cercle extame: blanc rosé. Cercle moyen: gris-rosé, très-large. jCercle interne : blanc rosé. Excavation: bien marquée par le coude des vaisseaux. Contour: très-net, pigmenté dans sa demi-circonrérence externe. Artères : grises rosées sombres ; double contour ; calî- .bre plus petit que celui des veines ; émergence à la partie snpéro- . externe du cercle interne ; l'une et l'autre se bifurquent sur les limites mêmes de la circonférence de la papille. Vànes: rouges sombres: simple contour; calibre plus considérable qae celui des artères; l'émergenee se fait en dedans des artères et au même niveau : la supérieure se bifurque dès l'émergence; l'inférieure est unique dans 1« àkvaf qiblhalmoscopique.
If
Observation XXVII
i^apille droite.
Soz,.., 23 ans, charbonnier, châtain clair.
Couleur: blanche rosée. Forme: grossièrement hexagonale. Cercle exleme: blanc rosé. Cercle moyen: gris rosé, bien marqué surtout à la partie interne de la papille en dedans des vaisseaux. '^Cercle inleme: blanc rosé très-élendu. Excavation: bien marquée par le coude des vaisseaux. Conlour: net, pigmenté dans sa demicirconférence supéro 'interne. Artères : grises rosées sombres ; double contour ; calibre plus petit que celui des veines ; émergence à la partie supéro-interne du cercle interne (cas rare) ; bifurcation, loin des limites de la papille. Veines: rouges sombres, simple contour; calibre plus considérable que celui des artères ; émergence en dedans des artères ; bifurcation loin des limites de la papille.
Nous n'avons pas pris 1 observation de la papille gauche, parce que Fœil gauche est atteint de kératite vasculo-plastiqne.
Observation XX VIII.
Papille gauche.
Da... 27 ans, étudiant en médecine. Blond.
Couleur : blanche rosée ; Forme : ovalaire de haut en bas et de de* dans en dehors. Cercle externe: blaûcrosé; cercle m^en: gris rosé, très^étenda : cercle inleme : blanc rosé.
Excavation: marquée par le coude des vaisseaux. Contour; très* net, une ligne de pigment entoure toute la circonférence de la papille* Artères : grises rosées sombres : double contour : calibre moindre que celui des veines; émergence à la partie supéro-ex terne du cercle interne ; l'artère supérieure se bifurque sur les limites de la circonfé* rence de la papille, l'artère inférieure est unique dans tout le champ ophthalmoscopique. Veines : rouges sombres ; simple contour ; calibre supérieur à celui des artères ; émergence en dedans des artères ; la veine supérieure natt d'un point distinct de la veine inférieure; les deux points d'émergence paraissent éloignés de deux mil- Umëtres. Les veines se bifurquent en dehors du disque nerveux.
L'oeil droit étant atteint d'une lésion, nous n'avons pas cm devoir prendre son observation.
Obsihvitio» XXIX.
Papille gauche.
M. Fleury, 31 ans, dessinateur. Blond.
Couleur : blanche rosée uniformément ; on voit une plaque de pig" ment en dedans des vaisseaux. Forme: obliqnede bant en bas de dedans en dehors. Dimension : égale k celle de l'œil droit. Cercles : les Gocles sont confondus, U couleur blanche rosée est uniforme. Excai î vation : bien nette, les vaisseaux forment un coude très-maqifesle. Contour : net, fortement pigmenté dans toute sa circonférence. artères : grises rosées sombres ; dooble contour ; calibre moindre que celui des veines ; émergence au centre de la papille ; l'artère supérieure est bifurquée en dehors de U papille, Tarière inférieure, sur la limite inférieure de la papille. Veines: rouges sombres ; simple contour; calibre plus considérable que celui des artères ; émergence en dedans des artères, d'un point séparé, très-disliuct ; la veine supérieure se bifurque en dehors de la papille, l'inférieure, sur le disque m£me.
Observation XXX.
Papille droite.
Coule\iT : blaDche rosée uniformément, forme : circulaire.
Dimension : de même grandeur que celle de gauche.
Cercles : confondus, d'une couleur uniformément blanche rosée.
Excavation : marquée par le coude des vaisseaux.
Coulour : net ; pigmenté dans sa demi-circonférence externe.
Artères : grises rosées sombres ; double contour ; calibre plus petit que celui des veines ; émergence à la partie supéro-exieme da disque nerveux ; l'artère supérieure se bifurque en haut sur la papille, l'artère inférieure se bifurque sur la limite inférieure de la circonférence de la papille. Veines : rouges sombres; simple contour; calibre plus considérable que celui des artères; émergence en deduu des artères à peu près au centre de la papille, les deux veines se bifurquent en dehors de la papille.
V~*JUw^*,
Les vaisseaux ea émergeant forment au centre de la papille, une circonférence au centre de laquelle on aperçoit Taspect blanc rosé de la lamina cribrasa.
Obsbryation XXXI
Papille gauche D. 5, à 0,30 centim.
^ M"** D..., 58 ans, blonde, sans pn^nssion.
^ CctUeur : blanche rosée un peu pâle ; forme : {régulièrement circulaire. Dimension : égale à celle de droite. Cerde externe : Ua&c
^toaé ; cercle moyen : gris rosé ; cercle interne : blanc rosé, tiès-
• large. Excavation : marquée par le coude des vaisseaux. Contour i net, pigmenté dans toule sa circonférence. Artères : grûses rosées sombres; double contour ; calibre moitié moindre que éeki des veines; émergence à la partie snpéro-externe dal cercle interne ; les deux artères se bifurquent sur la papille.^ Verne» : ronges
. sombres; simple contour; calibre double de crini des artères; Témergenoe se fait au même niveau que celle des artères, mais en deèns de celles-ci ; les deux veines se bifunfuent sur la papille,{et paraissent accolées aux artères.
Obsbhvation XXXn
Papille droite 0, D. 8 à 0,30 centim.
Couleur : blanche rosée un peu pAle : forme : régulièrem^ ciré culaire. Dimension : égale à celle de gauche.
Cercle externe : blanc rosé; cercle moyen : gris rosé; cerde in-terne, : blanc rosé, très-considérable.
Excawition : marquée par le coude des vaisseaux.
Contour i net, pigmenté dans la demi-circonférence externe, ilrières : grises rosées sombres ; double contour ; calibre un peu moia- ~dre qœ celui des veinés : émergence sur le diamètre horizontal en -dehors du diamètre vertical ; les denx artères sont bifurquées sur la f«^e même. Veines : rouges sombres ; ample contour ; calibro an fea ]^us grand que celui des artères ; émergence : au même nivtau que les artères ; bifurcation en dehors des papilles.