FORME ET DIMENSIONS DE LA PAPILLE
Le corps humain est forme de deux moitiés semblables, c'est ce qu'en anatomie on nomme symétrie : la symétrie est une règle dans Torganisalion humaine. Comme ensemble, les mêmes parties de l'homme ont une forme générale qu'on retrouve d'une façon constante. Mais si l'on passe aux détails de ces diverses régions de l'organisme on voit des modifications particulières chez tous les individus de la même espèce : ce sont ces modifications de forme, de grandeur, de dimension qui nous permettent de reconnaître les individuaUtés.
Les papilles optiques ne dérogent pas à cette règle d^anatomie générale. Elles ont une forme générale propre, qui se rapproche plus ou moins de la circonférence et qui nous permet de dire qu'à l'ophthalmoscope toutes les papilles se ressemblent. Mais si nous descendons aux détails d'un examen minutieux, nous dirons au contraire que très« peu de papilles^ peut-être aucune, ne se ressemblent exactement. Bien plus, sur le même sujet les papilles ne sont jamais semblables ; tantôt celle de gauche est moins grande que celle de droite, tantôt Tune se rapproche d'une figure géométrique, tandis que l'autre s'en éloigne, celle-ci a une direction, celle-là une autre : en un mot, chaque individu a des papilles dont la situation est symétrique, mais dont
se Iraduit pas seulement par la persislaoce plus ou moins durable des impressions de la rétine el par Tapparition des couleurs conséculives ; Tébranleraent se transmet au-delà des points de la rétine, qui sont directement frappes par la lumière. C'est ce dernier phénomène qui donne naissance à ce que les physiciens appellent images par irradiation el couL'urs par irradiation.
Si nous transportons ces données à l'examen ophlhalmoscopique, nous serons obligés de conclure que la papille formant une image dont la couleur dominante est blanche sur un fond rouge noir, apparaîtra avec une dimension plus considérable qu'elle ne devrait avoir en tenant compte du grossissement que donne la lentille biconvexe, qui sert à Texamen.
Enfin, nous signalerons un fait particulier relatif à la forme de certaines papilles. Il nous est arrivé pendant Texamen du fond de l'œil chez certains sujets de faire varier la position de l'œil, ou bien de nous déplacer nousmêmes : alors nous constations que l'image changeait manifestement de forme. Nous avons pris longtemps cet aspect pour une illusion d'optique ou pour une inexpérience dans le maniement de l'ophthalmoscope. Aujourd'hui nous avons modifié cette manière de voir, et nous pensons que celte modification de forme tient à un certain degré d'astigmatisme de l'œil observé.