‹ De la papille optiqueChapitre 7 sur 11 · ANALOGIES PATHOLOGIQUES · texte numérisé non relu

ANALOGIES PATHOLOGIQUES

Les papilles chez lesquelles on remarque tous les cercles que nous venons de décrire appartiennent au type le plus commun. Toutefois certaines papilles s'en éloignent, celles des observations 11, 12, 35, 36 sont uniformément grises, celles des observations 23, 24, 29, 30 sont blanches rosées uniformément ; citons encore les papilles des vieillards^ qui présentent la teinte grise sénile et qui sont plus ou moins décolorées. A côté de ces nerfs optiques normaux, on en rencontre d'autres qui sont gris blancs, mais qui sont malades. Il est intéressant de savoir où s'arrête Fètat sain et

où commence l'état de maladie. Nous nous sommes déjà expliqué sur la coloration rosée, que nous considérons comme la couleur propre de la papille normale, les autres couleurs étant variables.

Dès lors, que les papilles soient blanches ou grises, soit chez l'enfant, soit chez l'adulte, soit chez le vieillard, du moment que ces diverses colorations sont fondues avec le rose, nous estimons que nous sommes en présence de nerfs optiques normaux. Que si cette coloration rosée fait défaut dans un âge ou dans un autre, que si les papilles sont exclusivement blanches ou exclusivement grises, nous croyons pouvoir affirmer qu'il y a ou atrophie blanche du nerf f t\

optique ou dégénérescence grise. Avant de porter un juge- .

mentdéhnitif, il faudra cependant tenir compte de l'anémie, i~~>

quelle qu'en soit la cause, et de l'âge avancé du sujet que -^

l'on examine : nous avons fait remarquer, en effet, que ces deux états affaiblissaient la coloration rosée, sans toutefois la détruire.

Si nous nous en rapportons aux nerfe optiques que nous f*^

avons observés, qui prouvent que lorsque les cercles existent d'un côté on les retrouve aussi de l'autre, nous pouvons tirer, dans certains cas, des signes de diagnostic d'une ' grande valeur. En effet, on a dit que quelquefois l'atrophié ^ ., des nerts optiques commence le plus souvent par être uni- ' ■ latérale, de plus, que les symptômes se manifestent sur les », i cercles papillaires. De cette élude des deux yeux chet le • ; même sujet, négligée par Li^reich et par Perrin, il résulte

que si les cercle^ exiâtëùt stn- la papille droite et qu'ils | -^

manquent sur la papille gauche, la papille gauche est ]

malade. Nous signalons ce ^It, qui nous semble avoir une

grande importance, mais dont on ne peut se servir que dans certaines circonstances^ le fait n'étant pas général.

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