‹ De la paralysie considérée chez les aliénésChapitre 49 sur 63 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

DURÉE ET MARCHE DE LA PARALYSfE GÉNÉRALE^.

La diiVéë de la paralysie générale est tout-à-fait subordonnée à la lenteur ou à la rapidité avec lar quelle augmente le désordre qui se forme dans le cerveau. Certains paralytiques vivent huit m<jis,;un an, dix-huit mois; d'autres résistent deux ans, trois ans, rarement au-delà. La moyenne proportionnelle de l'existence des malades que j'ai étudiés m'a paru être de treize mois.

Quanta ce qui concerne- la rharche de la parai-r lysie générale, elle est pleine d-'ariomaHesi. Je ne parlerai pas des accidents nombreux , tels que les convulsions, les liémorrhagies cérébrales, lescongestions sanguines , etc. , que nous avons dit la traverser fréquemment ; mais il ne fautp'àsiperdre tievue que quelquefois, du soir au matin et : sans qu'on sache pourquoi, la paralysie générahi augmente d'une manière effrayante. Aujourd'hui le malade se promène , la faiblesse des jambes est peu sensible; on comprend son langage tout en apercevant la confusion légère qui y règne. Le lendemain, il ne peut faire un pas sans tomber; il lui est imposible d'articuler un seul mot. Ainsi, on s'était promis qu'il vivrait un an, par exemple^ et il succombe

dans le cours du mois. On verra quelque chose d'approchant dans l'observation du commissaire de marine, rapportée page 178, dans celle du brigadier-trompette , mentionnée page i49» etc.

Par une bizarrerie incroyable , il est des paralytiques qu'on juge condamnés à mourir dans un délai rapide et dont le sort s'améliore très promptement; ainsi, l'employé à la cour des comptes, dont il est parlé page 209, après avoir été très faible sur ses jambes , acquiert tout-à-coup un certain degré de force et se met à marcher plusieurs heures par jour; le malade cité page 23, fut jugé assez bien pour reprendre ses occupations, mais plus tard il eut une rechute. Toutes ces alternatives de mal et de bien s'expliquent en admettant que dans le premier cas la maladie du cerveau s'aggrave, tandis que dans le second elle diminue ou même s'efface en partie.

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